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Le rédacteur en chef de Za Roulem, Maxime Kadakov, a rencontré à Moscou Sergueï Tchemezov, directeur général du groupe public Rostec, lors d’un trajet à bord du nouveau crossover Lada Azimut, dont il était au volant. La conversation n’a donc pas porté sur l’industrie en général, mais sur une voiture bien précise, et sur AvtoVAZ.
Q : Sergueï Viktorovitch, Rostec est l’actionnaire principal d’AvtoVAZ et, ces dernières années, a investi des milliards de roubles dans le développement de l’entreprise. Sans Rostec, l’Azimut ne serait peut-être pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Est-ce que cette voiture vous plaît ?
R : C’est l’une des voitures les plus modernes d’AvtoVAZ. Je ne doute pas qu’elle rencontrera son public. Elle est très réussie, moderne et élégante. Elle me plaît.
Q : Vous êtes à l’aise au volant ?
R : Oui. Elle est très confortable. Et la visibilité est bonne. La suspension fonctionne bien, la voiture est agréable à conduire. Je ne saurais même pas vous dire ce qui ne me plaît pas ici.
Q : Vous conduisez souvent ? Vous aimez conduire ?
R : J’aime ça ! Mais malheureusement, je n’ai pas souvent l’occasion de prendre le volant. Principalement le week-end.
Q : Ce sont plutôt de courtes distances ?
R : Oui, bien sûr. Mais auparavant, je conduisais beaucoup. Je suis allé plusieurs fois de Dresde à Moscou en voiture. À l’époque, lors de mes déplacements professionnels à l’étranger, je louais une voiture et parcourais de longues distances.
Q : Vous aimez les voitures sportives ou plutôt les voitures polyvalentes ?
R : L’essentiel, c’est qu’elle soit confortable. Et j’aime aussi les crossovers. J’ai commencé avec une Moskvitch-403 ! Et, plus généralement, j’ai eu beaucoup de voitures : une Moskvitch-412, une Niva, une Volga, une « Vosmerka » de VAZ… J’ai conduit de tout. J’ai même le permis moto. Adolescent, je prenais en cachette la moto IZH-49 de mon père, et je me faisais réprimander après !
Q : À quel âge avez-vous obtenu votre permis ?
R : Lorsque j’étais à l’université, après ma deuxième année. J’ai passé l’examen sur un GAZ-51. C’était quelque chose : il fallait passer les vitesses avec double débrayage.
Q : Sur l’Azimut, il y a un variateur. Et une climatisation bizone, ce qui n’avait jamais existé auparavant sur les voitures VAZ. Il y a également des sièges à réglage électrique.
R : Je me suis installé au volant, j’ai machinalement réglé le siège à ma convenance et je n’y ai même pas vraiment prêté attention. Parce que les commandes sont à portée de main et que la position de conduite est correcte. Le toit panoramique vitré est également très réussi. Et, bien sûr, la fonction de chauffage des vitres des portes avant est surprenante : en hiver, ce sera très pratique, car les vitres ont tendance à s’embuer ou à geler. Là, il suffit d’appuyer sur un bouton et le problème est réglé.
Q : AvtoVAZ annonce un prix de départ compris entre 2 et 2,5 millions de roubles. Pensez-vous qu’elle se vendra ? Et auprès de quels clients ?
R : À ce prix-là, elle se vendra certainement. Les acheteurs seront différents : des jeunes, des personnes plus âgées, des propriétaires actuels de Lada, mais aussi des gens qui passeront d’une voiture étrangère à une Lada.
Q : Que souhaiteriez-vous à AvtoVAZ ?
R : Ils ont fait un travail considérable pour créer de nouvelles voitures modernes, notamment l’Azimut. Et ce travail ne doit pas s’arrêter, il faut continuer. Le bureau d’études doit fonctionner en permanence. Toute l’industrie automobile repose précisément sur la nécessité de créer constamment du nouveau et de mettre de nouveaux modèles sur les chaînes de production. Sinon, on finit tout simplement par perdre le marché.
Q : Vous allez voir les chaînes de production d’AvtoVAZ ?
R : Bien sûr. Aujourd’hui, c’est le jour et la nuit par rapport à ce que c’était autrefois. Nous sommes entrés au capital d’AvtoVAZ en 2005. À l’époque, la situation était très difficile. Chaque ligne de production ne fabriquait qu’un seul modèle. Nous avons réalisé une importante modernisation, remplacé la chaîne de production et installé des plateformes automotrices. Il est désormais possible d’assembler simultanément plusieurs modèles différents. Aujourd’hui, AvtoVAZ n’est absolument pas inférieur à n’importe quelle autre usine automobile - à l’exception, bien sûr, de ce que l’on appelle les « usines sombres », où il n’y a pratiquement plus d’hommes. C’est à ces entreprises qu’appartient l’avenir.
Q : Sergueï Viktorovitch, Rostec va-t-il aider AvtoVAZ ?
R : Le soutenir ? Naturellement.
Q : Et demander des résultats en retour ?
R : Nos représentants siègent au conseil d’administration d’AvtoVAZ. Bien sûr que nous demandons des comptes. Et, en tant qu’actionnaire d’AvtoVAZ, il est très important pour nous que l’usine se développe, produise de nouvelles voitures et dégage des bénéfices.
Q : Je vous souhaite plein succès, à vous, à Rostec et à AvtoVAZ !
Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/987528-sergej-chemezov-mne-nravitsya/
Adaptation VG