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Depuis plus d’un demi-siècle, l’Usine automobile d’Oulianovsk semble travailler pour les amateurs d’aventure. Les véhicules qui sortent de ses chaînes possèdent des qualités véritablement étonnantes. Parmi leurs principaux atouts, on peut citer des capacités de franchissement impressionnantes et une grande facilité de réparation. UAZ présente rarement des nouveautés, mais une occasion intéressante se présente aujourd’hui de découvrir de plus près le futur UAZ Azimut (*), imaginé par le designer indépendant Andreï Fandioukhine.
Pour l’instant, ce tout-terrain du futur n’est visible que sur des illustrations. Mais une chose semble déjà claire : il s’agit d’une proposition sans compromis pour les amateurs de loisirs en plein air. Il est temps de s’intéresser davantage à son apparence. Le premier élément qui surprend est sa configuration à trois portes. Ne serait-ce pas un concurrent du Niva que nous voyons ici ?
À l’avant, le UAZ Azimut reçoit des optiques compactes, séparées au centre par une calandre factice en plastique noir assez massive. Le pare-chocs est placé haut ce qui laisse présager un angle d'attaque favorable. Voilà qui est encourageant ! En revanche, l’anneau de remorquage rouge est situé trop bas : si le nez du véhicule vient buter contre le sol, il sera assez difficile de le tirer à l’aide d’une sangle. Les phares utilisent, bien entendu, la technologie LED, désormais incontournable. De courtes bandes de feux de jour sont élégamment intégrées à la partie centrale de la calandre. Fait intéressant, alors que le pare-chocs est entièrement réalisé en plastique brut non peint, sa partie inférieure reçoit une finition argentée. On peut douter que cette solution peu pratique soit retenue sur le véhicule de série.
Le capot est court et anguleux. Sur sa partie visible figure le sigle UAZ, écrit en grandes lettres espacées afin d’être bien mis en évidence. Le centre du capot est à nouveau traité dans une teinte noire mate et comporte une prise d’air - ce n’est pas un hasard, comme nous le verrons plus loin. Le pare-brise paraît étriqué et les essuie-glaces semblent encore plus petits compte tenu de sa surface. Les montants avant de la carrosserie sont imposants, mais relativement courts. Le toit amovible arrive pratiquement au ras du bord supérieur du pare-brise. Eh oui, ce petit UAZ est un cabriolet !
Fait intéressant, le véhicule possède également un véritable toit ouvrant transparent, dont les extrémités laissent apparaître des feux de position. Les designers américains de tout-terrains utilisent souvent cette astuce pour souligner le statut de leurs véhicules. Il semble que leurs homologues russes s'en soient inspirés. Andreï Fandioukhine a également conservé le célèbre toit amovible du tout-terrain militaire UAZ-469, véritable élément emblématique du modèle. Sur l’Azimut, la partie supérieure en plastique peut elle aussi être retirée, transformant ce véhicule tout-terrain classique en un cabriolet à transmission intégrale.
Les portes sont courtes et dépourvues de rétroviseurs extérieurs. Cette absence est volontaire : le véhicule est équipé de caméras de vision périphérique qui remplacent les rétroviseurs traditionnels. Les images sont retransmises sur un écran situé à l’intérieur de l’habitacle.
Les flancs du véhicule sont assez rebondis, comme pour souligner le caractère bien trempé de l’Azimut. Les ailes sont équipées de larges extensions en plastique noir, qui donnent immédiatement envie au futur propriétaire de monter des roues de plus grand diamètre. La trappe à carburant est visible sur le côté droit du UAZ. Le véhicule ne possède qu’un seul réservoir.
L’arrière est presque entièrement sombre et mat. Le hayon reprend cette même finition, tout comme le toit. À ce propos, la partie arrière de ce dernier laisse bien voir une petite galerie pour les bagages, elle aussi équipée de feux de position à LED. Les feux arrière reprennent une forme similaire à celle des optiques avant. Ils sont également disposés verticalement et adoptent un dessin minimaliste. Au centre du hayon se trouve un renfoncement destiné à la plaque d’immatriculation, surmonté de l’inscription UAZ. Mais juste en dessous, les choses deviennent plus intéressantes…
À gauche, un nouvel indice rappelle l’identité du constructeur. À droite, on distingue l’inscription « 3.0 TDI ». Elle fait directement référence à la prise d’air située à l’avant. Tout s’éclaire : ce véhicule possède non seulement un moteur turbocompressé, mais également un diesel ! On peut enfin espérer voir sous le capot de ce tout-terrain un moteur importé de trois litres de cylindrée. Toyota pourrait éventuellement fournir le moteur.
La transmission serait assurée par une boîte automatique importée à six rapports. Ce choix est compréhensible, puisque le Patriot utilise déjà un équipement similaire, avec succès. Une version à boîte manuelle devrait également figurer au catalogue, dans les configurations les plus abordables. Le véhicule disposerait de quatre roues motrices, mais rien ne permet pour l’instant d’affirmer que la transmission intégrale serait permanente. On distingue toutefois assez nettement, à l’arrière, un pont rigide équipé d’un blocage de différentiel. La suspension avant serait indépendante. On peut presque affirmer qu’un blocage de différentiel central sera prévu. En revanche, le type exact de transmission reste incertain.
Malheureusement, Andreï ne semble pas avoir travaillé sur l’aménagement intérieur. Peut-être l’habitacle est-il encore en cours de conception. On aimerait vraiment voir comment le designer pourrait moderniser l’intérieur du Hunter, devenu incroyablement archaïque.
Vous pourriez maintenant objecter : mais qu’y a-t-il à regarder ? Ce ne sont que des dessins. Un tel UAZ ne sera jamais produit en série. Au fond, même si cela peut être décevant, vous avez probablement raison. D’un autre côté, Andreï souligne que, lorsqu’il travaillait sur l’Azimut, il s’est efforcé de tenir compte des contraintes technologiques et industrielles, ainsi que des capacités de l’usine. Autrement dit, son objectif n’était pas simplement de dessiner une voiture et de la publier sur Internet. Il serait réellement prêt à pousser le projet jusqu’à la production en série.
Pour l’instant, l’Usine automobile d’Oulianovsk garde toutefois le silence. Et les raisons de ce silence sont faciles à comprendre. À quoi bon envisager un Azimut alors qu’elle n’a même pas réussi à moderniser le Patriot, pourtant produit depuis de nombreuses années ?
Lu sur :
https://dzen.ru/a/YNmZpICnzmDVIAVt
https://dzen.ru/a/YNBYt3ShzyBZl9iC
Adaptation VG
(*) Les travaux de ce designer datent de 2021 mais, avec l'actualité de 2026 et la mise en production de la Lada Azimut, il m'a semblé intéressant de revenir sur ce projet.