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Dans un an, le 5 avril 2027, le monde automobile russe célébrera le cinquantième anniversaire de la VAZ-2121, qui sort aujourd’hui des chaînes de montage sous le nom de Niva Legend, après avoir subi quelques modifications au fil des ans (*). Étonnamment, en Russie, la demande reste importante et les exemplaires d’occasion ne restent pas longtemps en vente.

À l’époque, mon collègue Evgueniï Konstantinov avait proposé de considérer le nom « NIVA » comme un acronyme signifiant « Nailoutchee Izobretenié Voljskogo Avtozavoda » c’est-à-dire en français « Meilleure Invention de l’Usine automobile de la Volga » et, pour cette raison, de l’écrire en majuscules. Et cette théorie n’était pas totalement dépourvue de fondement… En 2022 déjà, le nombre total de Niva produites avait dépassé 2,5 millions d’exemplaires, dont plus de 600,000 avaient été exportés. Le modèle de base a servi à créer une multitude de variantes, du cabriolet au pick-up, en passant par la fourgonnette de livraison et l’ambulance. Une version cinq portes allongée a également été développée à partir de la Niva classique à trois portes, tandis que l’évolution de la Niva originale, la VAZ-2123, est d’abord devenue la Chevrolet Niva, puis la Niva Travel.

Bien entendu, toutes les publications automobiles ont consacré des articles au développement de cette voiture exceptionnelle et à son histoire. 

Je rappellerai simplement les principales étapes de cette glorieuse aventure : les premiers exemplaires de pré-série furent assemblés en 1974, un premier lot expérimental fut produit en 1976 et la production en masse débuta au printemps 1977. En 1993, la voiture reçut ses premières modifications importantes - des changements mineurs avaient déjà été introduits auparavant : le hayon descendit jusqu’au pare-chocs, un moteur 1,7 litre de 79 ch remplaça le moteur 1,6 litre de même puissance, moins coupleux, et une boîte de vitesses à cinq rapports fit son apparition. En 2002, le groupe GM obtint les droits sur le nom Niva et la VAZ-2121 devint la Lada 4×4. En 2009, le moteur VAZ-21214 modernisé de 83 ch prit place sous le capot et, en 2014, la voiture reçut le nom d’Urban, en même temps que la climatisation et des pare-chocs en plastique remplaçant ceux en aluminium. En 2021, après le départ de GM de Russie, elle fut rebaptisée Niva Legend. C’est toujours son nom aujourd’hui.

Il est intéressant de noter que l’année prochaine, la Niva classique occupera la quatrième place au classement des modèles ayant connu la plus longue carrière sur une chaîne de montage, reléguant à la cinquième place la Hindustan Ambassador, âgée de 49 ans. Les trois premières places sont occupées par la Volkswagen Coccinelle, avec 65 ans, le minibus Volkswagen Type 2 Combi, avec 64 ans, et la Morgan 4/4, elle aussi âgée de 64 ans.

À une époque, Winston Churchill, examinant le char Mk IV (A22) portant son nom qui lui était présenté, aurait déclaré : « Le char qui porte mon nom a plus de défauts que moi ». Eh bien, la légende officielle de notre industrie automobile ne manque pas non plus de défauts, dont beaucoup sont dus à un fait très simple : les concepteurs devaient parvenir à une standardisation maximale avec les Jigouli de grande série. C’est notamment pour cette raison que la boîte de transfert fut conçue comme un organe séparé, relié à la boîte de vitesses par un arbre intermédiaire.

Mais la voiture possède également des qualités incontestables ! Voyons ce qu’en disent les propriétaires de Niva Legend par le biais d’un « J’aime/J’aime pas ».

J’aime pas #5 : presque un demi-siècle, ça commence à faire.
Quoi qu’on en dise, la VAZ-2121, devenue Niva Legend, reste dans son essence une voiture des années 1970. Et c’est là que surgit un certain paradoxe : les propriétaires décrivent honnêtement ce qu’ils aiment dans la voiture, mais au final, la note générale tourne autour de 2 sur 5.

Mais comment attribuer cinq étoiles à une voiture dépourvue de systèmes électroniques de contrôle de stabilité, confrontée à de nombreux problèmes de sécurité passive et active, équipée de l’ABS seulement sur certaines versions, sans transmission automatique, avec des phares halogènes et une ergonomie particulière ? La note est honnête, mais cela n’empêche pas cette voiture d’être légendaire.

De nombreux propriétaires énumèrent dans leurs avis tout ce dont la voiture est dépourvue : « Il manque cruellement des optiques d’origine dignes de ce nom, une insonorisation et tout simplement quelques petites choses » ; « La sécurité, c’est zéro : elle est partie en tête-à-queue à 40 km/h en hiver avec des pneus cloutés - c’est parti tout seul, heureusement qu’il n’y avait personne en face. Il n’y a absolument aucun confort » ; « Sur le verglas - pas sur autoroute ni en ville - mieux vaut ne pas prendre de risques avec cette voiture, surtout si l’on n’a jamais conduit ce genre d’engin auparavant ».

Certains leur répondent évidemment : « Aucun verglas ne fait peur à une Niva. Il faut savoir conduire ! », ou encore : « Pour commencer, il faut conduire avec sa tête ! ». Mais cela ne change rien au fait qu’aucune électronique ne protège le conducteur d’une Niva Legend et qu’il reste toujours seul face à la voiture et à la route.

Il existe aussi d’autres particularités de conception, peut-être moins évidentes : « Le câblage électrique est resté au XXe siècle. Les feux ne s’éteignent pas complètement après avoir coupé le contact et être sorti de la voiture avec la clé : les feux de position restent allumés. Donc, si vous l’oubliez et laissez la voiture longtemps comme ça, il faudra probablement commencer à penser à acheter une nouvelle batterie ».

Ou encore : « L’éclairage du coffre ne fonctionne que lorsque les feux de position sont allumés. Si vous voulez prendre quelque chose dans le coffre en pleine nuit, vous devez donc allumer les feux de position, sinon vous allez devoir chercher dans le noir ou tenir votre téléphone d’une main pour vous éclairer. Et vous devrez laisser la porte conducteur ouverte pour réussir à refermer le hayon sans faire un bruit énorme. Et n’oubliez pas d’éteindre les feux de position ! ».

Le moteur atmosphérique VAZ de 83 ch est lui aussi toujours là et, comme on le sait, il manque cruellement de couple à bas régime. Les trajets en montagne deviennent donc pénibles : « Je suis venu de Moscou à Mineralnie Vode pour acheter une Niva et ensuite rouler avec elle dans les montagnes, là où c’est possible. Dès que je suis sorti de la concession et que j’ai atteint 90 km/h, j’ai compris que j’avais fait une grosse erreur. Je ne vais pas décrire tous les plaisirs de conduire une Niva - impossible de le raconter sans gros mots - mais, pour ma part, cela s’est terminé par un aller-retour à Piatigorsk. Je suis revenu à la concession de Mineralnie Vode et j’ai laissé cette voiture en dépôt-vente pour qu’elle soit revendue ».

En résumé, les défauts de la Niva Legend sont nombreux, même si la voiture a été « modernisée ». Mais cette « modernisation » est restée assez superficielle : « Je savais que c’était toujours la même Niva du XXe siècle et je n’en attendais rien de surnaturel. Oui, il y a désormais la climatisation, des vitres électriques, le chauffage des sièges avant, une planche de bord plus ou moins ‘moderne’, et ils ont enfin pensé à installer des appuie-têtes pour les passagers arrière. Oui, il y a des points positifs, mais tout cela est éclipsé par l’énorme quantité de défauts ».

Mais, comme l’écrit un propriétaire dans son avis : « La voiture est dépassée, mais je le répète, c’est une voiture pour les amateurs. Si on s’occupe de la Niva, elle peut devenir une voiture tout à fait correcte pour son prix ».

J’aime #5 : en matière de design, ils avaient vu juste.
En réalité, beaucoup de propriétaires de Niva Legend citent son apparence extérieure parmi les qualités de la voiture : « Le design de la Niva est vraiment génial ! Le concept de la voiture est excellent »; « J’ai toujours aimé l’apparence de cette voiture ». Et pourtant, on pourrait penser qu’après presque un demi-siècle, son style aurait dû lasser et finir par sortir par les yeux. D’autant que la forme définitive de la voiture est née sous le crayon du designer Valeriï Semouchkine en 1973. À l’époque, la voiture paraissait plus que jamais dans l’air du temps et constituait à certains égards une réalisation assez novatrice, originale et immédiatement reconnaissable, tout en restant dans le cadre des tendances stylistiques de l’époque. Puis vint l’ère du bio-design, suivie de celle des lignes anguleuses, tandis que l’apparence de la Niva ne changeait pas.

Elle resta parfaitement actuelle, une sorte de valeur intemporelle sur laquelle les modes automobiles n’avaient aucune prise. Mais les décennies ont passé et la mode, comme on le sait, évolue en spirale. Et aujourd’hui, face à des modèles comme le nouveau Ford Bronco, le Haval Dargo et le Jetour T2, le style de la Niva paraît tout à fait actuel. Ce n’est pas un hasard si les propriétaires écrivent dans leurs avis : « Une mention spéciale pour l’industrie automobile soviétique. Ils regardaient vraiment vers l’avenir ! ».

J’aime pas #4 :  elle ne convient pas à la famille.
Dès sa naissance officielle, la Niva a acquis la réputation de ne pas être le meilleur choix lorsqu’on cherchait une seule voiture pour toute la famille. C’était une autre histoire si la voiture devait être utilisée ailleurs que sur l’asphalte : dans ce cas, les alternatives étaient rares. Et ce jugement reste d’actualité aujourd’hui. « Comme seule voiture du foyer, la Niva est évidemment un choix discutable. Mais comme voiture plaisir, c’est un excellent choix » ; « Parmi mes amis, on l’appelle généralement un ‘coupé à haute aptitude au tout-terrain’, justement à cause du manque de place dans l’habitacle ! » ; « Parmi les défauts : l’absence presque totale de places arrière. Avec mon mètre quatre-vingt-dix et quelques, derrière moi il n’y a absolument aucune place ; à droite, c’est un peu mieux, mais la situation est à peu près la même. Il n’y a presque pas de place pour les passagers ! Le coffre est purement symbolique, pour deux sacs et quelques bricoles » ; « Comme seule voiture familiale, évidemment, ça ne le fait pas. La Niva, c’est pour le plaisir, et pour ceux qui savent comment fonctionne une voiture : dans ce cas, aucune panne n’est un problème ».

Et même lorsqu’un auteur affirme dans son avis que la Niva Legend est une bonne voiture pour les sorties familiales à la campagne, il trouve immédiatement des contradicteurs : « Familiale ??? Quelle absurdité… Seulement si le conducteur est un chat ou un chien. Dans ce cas, on peut encore prendre un hamster, une mallette avec des chaussettes et des slips, et filer vers le coucher du soleil ». Ou encore : « Ce n’est pas une voiture familiale. Et il n’est pas confortable de sortir de la ville avec. Enfin, si la sortie ne dépasse pas 30 km, ça passe. Je l’ai possédée pendant trois ans et parcouru 70,000 km. Son territoire, c’est le tout-terrain ».

Pour une voiture familiale, le confort de tous les occupants est également important. L’usine a essayé de faire quelque chose sur ce point. Au moins trois des quatre niveaux de finition possibles de la « Legend » sont équipés de la climatisation. Mais les utilisateurs ne sont pas particulièrement enthousiastes à propos de cette climatisation : « La climatisation de la Niva Legend est assez théorique. Si vous la mettez au maximum, vous allez attraper une angine et risquez de tuer le moteur. Au minimum, considérez qu’elle n’existe pas » ; « Au-dessus de 28 °C, la climatisation ne sert à rien ! ».

Une voiture familiale ne devrait pas non plus se distinguer par une consommation excessive. Or la Niva a toujours été réputée pour son gros appétit. Les propriétaires donnent évidemment des chiffres différents : « Selon les données constructeur, la consommation en cycle mixte est de 12 litres aux 100 km. En réalité, c’est 15 à 17 l/100 km, et cela sans faire chauffer le moteur. Avec le préchauffage, c’est 17 à 19 litres. Sur autoroute, j’ai réussi à descendre à 14 l/100 km, mais pas en dessous » ; « Chez moi, la consommation maximale sur autoroute a été de 12 litres aux 100 km, et encore, parce qu’il y avait du vent de face. En ville, je consomme 13 à 14 litres, pas plus » ; « La consommation tourne autour de 12 à 14 litres. Après le rodage, elle n’a pas beaucoup diminué. Je pense que c’est beaucoup pour une voiture comme celle-là ». Mais personne ne parle d’une consommation inférieure à 10 litres.

Il existe bien sûr des propriétaires que tout satisfait : « En juillet 2024, j’ai parcouru 4,000 km avec ma famille (le compteur affichait 20,000 km), de Kazan à la Carélie et retour - voiture pleine à craquer, par temps chaud, avec un habitacle confortable grâce à la climatisation, sans la moindre panne. En Carélie, je suis passé là où d’autres avaient peur de s’engager. Sur les routes M12-M11, je roulais à 125-145 km/h. Nous n’étions absolument pas fatigués à l’arrivée ! » Mais la grande majorité penche tout de même vers un avis différent : « Cette voiture n’est pas destinée à être utilisée quotidiennement, elle devrait être la deuxième voiture du garage ».

J’aime #4 : comme deuxième voiture, elle est idéale.
Ceux qui ont acheté la « Legend » en toute connaissance de cause - en connaissant toutes les particularités du modèle, ainsi que ses qualités et ses défauts - parlent de la voiture de manière très positive.

« Comme voiture pour partir dans la nature, la Niva est une excellente option. Je l’ai comme deuxième voiture précisément pour cela » ; « À la campagne, c’est une aide pour les travaux. Transporter du ciment, des briques, aller au marché avec les surplus de la production agricole… Et pour se garer en ville, pas besoin de radar de stationnement. Vous tournez la tête et vous voyez le pare-chocs arrière » ; « Lorsque je l’ai achetée, je savais pourquoi je la prenais. Je construisais une maison et il y avait 150 mètres de montée dans la boue. Je laissais ma ‘Chesterka’ en bas, au carrefour, mais depuis que j’ai acheté la Niva, peu importe le temps qu’il fait » ; « Je suis satisfait. C’est ma deuxième voiture. Oui, ce n’est pas une voiture étrangère, mais au moins, pour l’entretien, tout est toujours disponible » ; « La petite Niva est une voiture géniale (si elle est la deuxième ou la troisième voiture de la famille) ».

On peut également lui reconnaître certains points positifs, comme son chauffage particulièrement efficace : « Il fait vraiment chaud à l’intérieur, le chauffage chauffe comme il faut » ; « Nous avons acheté cette voiture en complément, spécialement pour les sorties en famille hors de la ville, à la pêche. La Niva Legend a entièrement répondu à nos besoins » ; « L’habitacle est simple et spartiate, mais rien ne grince ni ne fait de bruit. Je suis satisfait ».

Il existe évidemment certaines limites. Certains ont fait plusieurs milliers de kilomètres d’une traite sans trop de difficultés, tandis que d’autres se plaignent : « Même parcourir 200 à 300 km avec elle est un supplice. Et j’aime les longs voyages, pour aller pêcher, sur 800 à 1,200 kilomètres. Ce n’est pas fait pour la Niva. Je suis fatigué de ce bruit, du hurlement du chauffage et de l’absence de coffre ».

Sur les longs trajets, la Niva n’est pas faite pour vous détendre : « Prenez les virages très prudemment, surtout en hiver » ; « En hiver, la Niva se comporte comme une voiture à quatre roues motrices typique. Pour ceux qui ne le savent pas : on entre dans le virage à régime moteur stable et on ralentit en restant sur le rapport engagé ». Mais il y a aussi un certain charme à cela : « La Niva a un énorme avantage de ce point de vue : le conducteur contrôle entièrement la conduite. Pourquoi est-ce un avantage ? Parce que j’ai souvent vu en hiver des propriétaires de voitures étrangères sortir de la route à cause d’une confiance excessive dans l’électronique. Choisissez la méthode de conduite adaptée aux conditions météo et tout ira bien. J’ai roulé toute la saison hivernale en Niva : tout s’est très bien passé ».

Et surtout, la Niva Legend est une voiture extrêmement polyvalente. Les créateurs de la Niva - le chef du bureau d’études Piotr Prussov et le styliste Valerïi Semouchkine - étaient partis d’une phrase d’Alexeï Kossyguine, qui disait : « Nous avons besoin d’une voiture avec laquelle on puisse à la fois rouler à la campagne et aller en ville, au théâtre par exemple ». Le résultat fut une voiture pour toutes les situations. On peut rouler en ville, dans un village perdu, aller à la chasse ou à la pêche. On peut aussi simplement partir le week-end faire du tout-terrain pour le plaisir, d’autant que l’achat d’une Niva Legend revient moins cher que celui d’un quad.

J’aime pas #3 : pourquoi un tel prix ?
En ce qui concerne le prix de la Niva Legend, les choses ne sont pas si simples. Les tarifs catalogue de la Legend débutent à 1,099,000 roubles, mais si vous voulez la climatisation et les sièges avant chauffants, il faudra déjà débourser 1,185,000 roubles. D’un côté, il n’existe tout simplement pas aujourd’hui de voiture neuve moins chère sur le marché russe. De l’autre… Si vous souhaitez une voiture préparée en usine pour les aventures tout-terrain, il faudra débourser au minimum 1,517,000 roubles pour une Niva Legend Bronto, ou à peu près la même somme pour une Niva Taïga Trophy de la société Promtekh. Quant à la Niva Legend Sport de 122 ch, elle coûte carrément 1,752,000 roubles ! Bref, les propriétaires se posent beaucoup de questions parfaitement légitimes.

Par exemple : « Je ne comprends pas une chose : lorsque j’étais étudiant au tout début des années 2000, elle coûtait 5,000 à 5,500 dollars. Pourquoi coûte-t-elle aujourd’hui trois fois plus cher, soit 15,000 dollars au taux de change de 80 ?! Je ne comprends pas… La climatisation a ajouté au maximum 700-800 dollars, l’injection encore 500. Pour le reste… des broutilles ! Le tableau de bord et les vitres électriques. Et un rembourrage de sièges légèrement différent. Pourquoi trois fois plus cher ? ». Nombreux sont ceux qui considèrent très catégoriquement que, compte tenu du niveau des revenus dans les régions, le prix de cette voiture ne devrait pas dépasser 500,000 roubles.

Mais la question n’est même pas uniquement celle du prix. L’un des propriétaires a qualifié la Niva Legend de « voiture pour oligarques » et l’a expliqué ainsi : « Pourquoi une voiture pour oligarques ? Parce que pour qu’elle vous fasse plaisir dès les premiers jours après l’achat, il faut encore y investir énormément d’argent ». Et les témoignages ne manquent pas pour lui donner raison.

Tout d’abord, tous les utilisateurs expérimentés de Niva recommandent unanimement qu’immédiatement après l’achat, on se rende dans un atelier pour remplacer tous les fluides techniques et resserrer tout ce qui peut l’être. Viennent ensuite de nombreuses plaintes concernant la corrosion rapide de la carrosserie : « C’est vraiment dommage que l’usine économise sur la peinture. Pour être honnête, la voiture a commencé à rouiller, et c’est déprimant. Le moindre éclat et un ‘champignon’ apparaît immédiatement » ; « En quatorze mois, j’ai parcouru 3,500 km avec ma Niva dans les environs de ma maison de campagne. La voiture n’a jamais vu de sel et était garée sous un abri, mais le hayon a commencé à pourrir, et le couvre-culasse a également commencé à rouiller » ; « Au bout d’environ deux mois, j’ai vu apparaître de la rouille sur la partie inférieure du hayon et sur le capot, du côté des phares ».

Les recommandations sont donc extrêmement simples : « Prenez du Movil et aspergez tout. Retirez les sièges et tous les habillages de l’habitacle ; le plancher, le pavillon, la planche de bord et traitez les surfaces accessibles, au pinceau ; les parties fermées, avec un tube et une bombe aérosol. Il faudra parfois un long tube pour les montants de portes et la partie avant des longerons. Il ne faut pas économiser le Movil. Réparer la carrosserie par soudage coûte plus cher ». On pourrait seulement avoir une discussion animée pour savoir si le seul Movil suffit ou s’il faut préparer un mélange infernal de Movil, de nigrol, de graisse pour canon et d’huile pour engrenages hypoïdes. Et, surtout, tout cela doit être mélangé exclusivement à chaud.

Il faudra également immanquablement s’occuper du réglage des portes, en particulier du hayon : « Fermer le hayon lorsque toutes les portes et les vitres sont fermées est tout simplement impossible. Même avec une force considérable, il ne se ferme pas. On peut bien sûr le claquer de toutes ses forces, mais il y a alors un risque de perdre la vitre arrière ».

Mais le pire est encore à venir : « Six mois d’utilisation… Tout s’est mis à partir en morceaux, du début à la fin. La transmission, c’est complètement délirant : les ponts avant et arrière hurlent, la boîte de transfert siffle tellement fort que les oreilles se bouchent, quelque chose commence à cogner dans les suspensions à 10,000 km. Le moteur tourne sur trois pattes à froid, le troisième cylindre. La garantie a été refusée ». Ou : « À peine 12,500 km… Le joint spi avant, le palier principal, la boîte de transfert fuit, les soufflets des rotules se sont déchirés, il y a constamment des traces d’huile partout, la direction assistée gémit en butée, et il faut sans arrêt régler la porte arrière pour qu’elle ne claque pas ». Ou encore : « Elle approche les 50,000 km et là, c’est parti : un roulement, tantôt arrière, tantôt avant. Un amortisseur, tantôt avant, tantôt arrière ». Et il semble que ceux qui affirment que « tout se désintègre sauf le moteur » et qu’il ne faut surtout pas acheter une Niva Legend avec ses dernières économies parce qu’« elle tombe en panne tous les jours » aient des arguments assez sérieux.

La situation est aggravée par le fait que les concessionnaires officiels ne se précipitent pas pour venir en aide aux propriétaires : « Un an et demi. J’ai changé l’arbre de transmission avant et, il y a deux jours, l’arrière, pour la deuxième fois. Hier, la boîte de transfert a rendu l’âme. Les concessionnaires affirment que ce n’est pas leur faute et que ce n’est pas couvert par la garantie » ; « En réalité, vous achetez une voiture en kit sans garantie. Toutes les optiques ont pris l’humidité - et là encore, pas de garantie, alors que les réflecteurs sont déjà corrodés ».

Mais ceux qui contestent ce point de vue ont eux aussi de solides arguments : « Elle a parcouru 30,000 km en deux ans. Elle m’a emmenée à la mer Noire, dans les montagnes, sur des centaines de kilomètres de chemins de terre en Carélie, dans la boue, par le froid, la chaleur, à -40 °C comme à +55 °C. Pendant tout ce temps, je n’ai changé que les consommables. Comment pouvez-vous réussir à démolir une Niva en 10,000 km ? Pour moi, c’est un grand mystère » ; « La voiture est géniale, elle ne tombe pas en panne et ne rouille pas. 40,000 km, deux ans » ; « Pour moi, cette voiture est excellente. La suspension tient facilement 100,000 km et, quant au bruit de la boîte de transfert, c’est normal ». Dans ces cas-là, les utilisateurs expérimentés se réjouissent de la chance de leurs collègues, mais constatent avec regret que dans la vraie vie les Niva sans problème restent une grande rareté.

J’aime #3 :  au moins, les pièces détachées ne coûtent presque rien.
Oui, il existe un facteur qui réjouit ceux qui ont eu de la chance et console ceux dont la Niva Legend tombe en panne avec une régularité désespérante : le prix des pièces détachées et des composants destinés aux petites préparations. Associé à la simplicité de la conception et à la facilité de réparation, cela permet de ne pas avoir peur d’utiliser la voiture dans des conditions particulièrement difficiles. Elle tombe en panne ? Et alors ? On peut la réparer soi-même, sans fosse, sans pont élévateur ni ordinateur, dans son garage ou simplement dans sa cour.

« Les pièces coûtent trois fois rien, les réparations sont simples. C’est ça, la recette d’un vrai tout-terrain » ; « Les pièces ne coûtent presque rien. On peut emmener la voiture là où les ‘Cruiser’ et les ‘Patrol’ ne sont jamais allés » ; « La Niva vous emmènera n’importe où. Les pièces sont accessibles et disponibles partout. Les réparations sont faciles si nécessaire. Il existe une quantité énorme d’accessoires de tuning sur le marché » ; « La voiture est peu exigeante, le choix de pièces détachées est gigantesque. La taxe de circulation est faible », écrivent les propriétaires.

Et au final, la Niva Legend l’emporte parfois sur des concurrentes beaucoup plus prestigieuses, puissantes et confortables, qui, en principe, n’auraient même pas dû être mises sur le même plan : « Je possède une Niva depuis trois ans. Je l’ai achetée neuve, exclusivement pour rouler dans les champs et en tout-terrain - c’est mon travail. Au début, j’ai un peu regretté de ne pas avoir acheté quelque chose d’occasion, par exemple un L200. Aujourd’hui, j’ai parcouru 75,000 km. Les réparations ne coûtent presque rien, elle passe partout et je suis satisfait de la voiture ».

J’aime pas #2 : avant, l’herbe était plus verte.
Nous avons déjà cité les plaintes des propriétaires de Niva Legend concernant les nombreuses pannes qui commencent à leur gâcher la vie pratiquement dès l’achat. Chez les propriétaires circule l’idée que cette « propension à tomber en panne » serait apparue relativement récemment, après les événements de 2022. Plus précisément, les Niva n’ont jamais été un modèle de fiabilité, mais beaucoup estiment que le départ de Russie de grandes entreprises qui fournissaient des composants aux chaînes d’AvtoVAZ a eu un effet extrêmement négatif sur la fiabilité.

« J’ai une Niva de 2013, avec 160,000 km. L’alternateur Bosch fonctionne toujours. L’électronique est d’origine. J’ai changé l’embrayage à 150,000 km et le disque portait le marquage GM. Après 2022, les composants sont devenus chinois et tout a commencé » ; « C’est précisément en 2022 que l’Union Européenne nous a déclaré une guerre économique et qu’AvtoVAZ est passé à des composants russes et chinois. Je ne parlerai pas des Chinois, mais beaucoup de fournisseurs russes de composants travaillent avec des équipements anciens » ; « Sur les premières Niva Legend, les freins complets étaient fournis par Bosch, en Allemagne, tandis que la suspension et la boîte de vitesses étaient françaises et italiennes ! Maintenant, c’est chinois, et de mauvaise qualité ! », se plaignent les propriétaires sur Internet.

Et que dire des légendes qui circulent sur la longévité des Niva produites encore à l’époque soviétique ! « Prenez mes voisins du potager. L’un a une Niva de 45 ans, l’autre de 40 ans, et elles roulent toujours » ; « Je remarque encore aujourd’hui, lors de mes parties de pêche et parfois dans la taïga, de très vieilles Niva, encore équipées du moteur 1,6 litre : bien entretenues, pas pourries ! Et ces Niva ont déjà 45 à 50 ans ! À l’époque, le métal était de bonne qualité, pas fabriqué avec des barils de Gazpromneft ! ». Bref, autrefois l’herbe était plus verte et le ciel plus bleu. Mais cette opinion repose tout de même sur certains fondements.

J’aime #2 : ah, la nostalgie !
« En achetant une Niva, il faut comprendre qu’on achète à la fois une montagne de problèmes et, si cela ne vous intéresse pas, mieux vaut ne pas en acheter. Mais en même temps, vous achetez aussi une montagne d’émotions. Il faut déterminer ce qui est le plus important pour vous », écrit un propriétaire dans son avis, et il a parfaitement raison. Sinon, en 2025, les Russes n’auraient pas acheté 34,000 Niva Legend neuves, et le modèle ne serait pas entré dans le Top 10 des voitures les plus vendues. Mais à en juger par ce qu’écrivent les propriétaires, l’un des facteurs importants lors de l’achat est justement la nostalgie.

Voici ce qu’ils écrivent : « Enfant, j’étais constamment en forêts et dans les champs avec mon oncle et sa Niva. C’est aussi avec elle que j’ai appris à conduire. J’en ai gardé d’excellents souvenirs. Et voilà qu’en 2023, je me suis demandé si je ne devrais pas acheter une telle voiture pour la campagne, pour effectuer des travaux domestiques : transporter des déchets, tracter une remorque avec des objets encombrants, aller à la rivière et dans la forêt avec les enfants, etc. » ; « Aujourd’hui, c’est ma troisième voiture. Je la conduis rarement, alors sa consommation, je m’en fiche complètement - elle n’est pas destinée à un usage quotidien. Une voiture soviétique neuve était un rêve d’enfant. À 50 ans, le rêve est devenu réalité » ; « J’ai 44 ans et la Niva est produite depuis le 5 avril 1977. À l’époque où je n’étais même pas encore né, elle était déjà une vraie voiture, avec tous ses défauts. Aujourd’hui, ce sont probablement des rêves que certains n’ont pas pu réaliser à l’époque et qu’ils peuvent enfin concrétiser ».

En résumé : « La Niva est une voiture pour les nostalgiques. J’ai acheté une Legend de 2025, elle fait un bruit de tous les diables, mais c’est justement ça qui est génial ». Et encore cet aveu : « On n’achète pas une Niva pour des raisons pratiques, mais avec le cœur, et chaque fois que je monte dans la voiture, je ressens l’émerveillement d’un enfant ! ».

J’aime pas #1: elle hurle et elle tremble, elle tremble et elle hurle.
« Je reconnais mon bien-aimé à sa démarche », dit une chanson russe, et l’on peut facilement reconnaître une Niva qui approche au hurlement de sa boîte de transfert. Oui, il est pratiquement impossible de débarrasser cette voiture du grondement et des vibrations de sa transmission. Comme disent les informaticiens et les joueurs, « ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité » ; en termes plus normaux, c’est une caractéristique de conception. Les sources de bruit et de vibrations peuvent être la boîte de transfert elle-même, l’arbre intermédiaire qui la relie à la boîte de vitesses, les arbres de transmission et les joints homocinétiques.

Les mentions de la boîte de transfert qui hurle apparaissent dans presque tous les avis, qu’ils soient écrits par ceux qui évaluent globalement positivement la voiture ou, avec une garantie de 100 %, par ceux à qui elle n’a pas plu : « La boîte de transfert hurle, ça oui. Elle hurle toujours quand on monte à 100 km/h. Les oreilles en prennent un coup » ; « Le bruit de la boîte de transfert m’a saoulé au bout de trois ans » ; « Même pas la peine de parler du bruit de la boîte de transfert : à 80-90 km/h, il faut crier pour entendre la personne à côté ». Il existe d’ailleurs un autre point de vue : « Beaucoup font insonoriser leur voiture, mais je considère que c’est inutile : on entendra de toute façon la boîte de transfert, et on peut toujours mettre la musique plus fort ».

Pour lutter contre les vibrations, les propriétaires proposent tout un programme : « Les vibrations sont fréquentes sur la Niva, mais lorsque le volant, le siège ou la carrosserie commencent à trembler à vitesse élevée, il faut faire quelque chose. J’ai commencé par vérifier l’équilibrage des roues. Même si l’on pense l’avoir fait récemment, les plombs se détachent facilement sur une Niva, surtout avec des pneus à flanc haut ou lorsqu’on roule souvent en tout-terrain. L’équilibrage a supprimé les petites vibrations, mais la principale est restée. Ensuite, j’ai vérifié les croisillons des arbres de transmission. J’ai passé la main dessous, secoué le tout et l’arbre arrière avait du jeu. J’ai remplacé les croisillons par des modèles renforcés et, au passage, graissé toutes les articulations de l’arbre. C’était mieux, mais il restait une vibration à l’accélération. Ensuite, j’ai vérifié le palier intermédiaire. Il peut sembler intact mais provoquer des vibrations de la carrosserie sous charge. Dans mon cas, le caoutchouc était déchiré et le roulement avait du jeu. J’ai installé un ensemble neuf avec son support. Je ne me suis pas arrêté là : j’ai vérifié les tirants arrière. Leurs silentblocs s’usent et provoquent des mouvements du pont. Leur remplacement par du polyuréthane a supprimé l’effet de "l’arrière flottant". Les autres suspects sont les joints homocinétiques ou les demi-arbres ».

Il convient d’accorder une attention particulière à l’arbre de transmission arrière, qui fonctionne avec les angles de brisure les plus importants possibles au niveau des croisillons et des joints homocinétiques. Au moindre déséquilibre, il devient donc une source de vibrations. Il existe également une méthode consistant à rechercher une position de la boîte de transfert dans laquelle les vibrations de l’arbre sont minimales : « Lorsque j’avais une Niva courte, je la plaçais sur des cales en bois afin que les roues ne touchent pas le sol, puis je démarrais le moteur. Ensuite, j’enclenchais la quatrième vitesse avec les roues en rotation, je desserrais les fixations de la boîte de transfert et je la déplaçais à la main, à la recherche de la position présentant le moins de vibrations ».

On peut réduire le bruit de la boîte de transfert en la démontant à plusieurs reprises, en sélectionnant les couples coniques, en les réglant et en remplaçant l’huile TAD-17 par une huile synthétique de qualité. Mais personne n’a encore réussi à éliminer radicalement cette source d’agacement. Il n’y a donc que deux solutions : se débarrasser de la Legend si vous n’avez pas besoin précisément d’une voiture possédant ses capacités, ou accepter le bruit, mettre la musique plus fort et profiter des qualités dont cette voiture est capable.

J’aime #1 : une véritable légende.
Le principal talent de la Niva a toujours été et reste ses capacités tout-terrain. Il faut simplement tenir compte du fait qu’elle n’aime pas vraiment avancer au couple à très bas régime. En revanche, si l’on engage la gamme courte, de très nombreux obstacles peuvent être franchis avec élan. Ce n’est pas un hasard si, dès les années 1970, les essayeurs de l’usine plaisantaient en disant que toutes les voitures avaient une capacité de franchissement, tandis que la Niva, elle, avait une capacité de « survol ».

Un demi-siècle plus tard, rien n’a changé. Les propriétaires écrivent : « Je ne vais pas aller maltraiter une Toyota ou une Nissan dans la boue et les marécages. Avec la Niva, il suffit d’accélérer davantage et d’y aller. Là où un tracteur avait dû sortir mon 'Mark', elle est passée sans même comprendre ce qui s’était passé » ; « Un jour, je me suis posé sur le ventre dans un marécage. Sur la berge, il y avait des voitures étrangères, des SUV, qui n’osaient pas s’engager. Je suis sorti, j’ai regardé et j’ai donné quelques coups de pelle devant la voiture. Je me suis installé, j’ai engagé la gamme courte et le blocage. Un, deux, et la Niva a littéralement bondi hors du marais » ; « Ces voitures n’aiment pas que vous prêtiez attention au hurlement des ponts. Surveillez l’huile et faites-la rouler sans pitié, même en tout-terrain. Elles surmontent facilement les difficultés : ne les contournez pas, attaquez-les franchement. Pendant toute la durée de mon utilisation, je n’ai remplacé que les joints spi des demi-arbres. Sur une Niva, tout doit être en mouvement : les amortisseurs, les silentblocs, les ressorts, les bras, les rotules ; c’est seulement ainsi qu’elle restera robuste et mobile ».

De manière générale, les propriétaires évaluent très favorablement les capacités tout-terrain de la Niva, même ceux qui ne sont globalement pas enthousiastes à propos de la voiture : « Je passe là où n’importe quelle autre voiture resterait embourbée » ; « Je l’utilise avec une remorque, la pêche est mon hobby. Je me suis enlisé à un point où aucune autre voiture ne serait sortie sans remorqueuse, alors qu’avec celle-ci je suis sorti facilement ».

Il existe également un autre facteur : on n’a pas peur d’abîmer une Niva, car les réparations après une sortie tout-terrain un peu trop ambitieuse ne coûtent pas des sommes folles. Voilà pourquoi un propriétaire écrit : « Vous allez chercher des champignons et vous voyez d’énormes poubelles en plastique garées sur les bas-côtés. Et vous, vous continuez votre chemin - oui, sans écran, sans ampoule, sans diode, sans climatisation automatique. Mais toutes ces voitures rutilantes restent sur le bord de la route, ayant même peur de s’approcher d’une flaque, tandis que vous ne vous posez qu’une seule question : quand faut-il enclencher la gamme courte et le blocage pour montrer à ces objets brillants que papa est arrivé ? ».

La Niva ne se débrouille pas mal non plus sur les chemins de terre : « Elle se comporte parfaitement sur les chemins de terre. L’essentiel est de ne pas se laisser emporter et de connaître les limites » ; « Moi, je suis fan de la Niva, même si ce n’est pas un véhicule tout-terrain, mais un véhicule qui passe partout ».

Le verdict général est le suivant : « La Niva est plus qu’une simple voiture, c’est un véhicule tout-terrain pour les gens ». Ou encore : « D’excellentes aptitudes tout-terrain. Une véritable légende ! ».

Lu sur : https://www.kolesa.ru/article/5-pricin-pokupat-i-ne-pokupat-niva-legend
Adaptation

(*) L’article date d’avril 2026, et cet été la Niva Legend a subi une grosse mise à jour.

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