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« La Lada Niva était destinée à conquérir l’Occident. Lorsque, en 1977, les premières Niva ont commencé à sortir de la chaîne de montage de l’usine de Togliatti, personne ne se doutait que ce modèle serait produit pendant plus de 40 ans », écrit un journaliste du magazine Auto Swiat. Les Russes de Za Roulem semblent avoir apprécié puisqu'ils proposent l'article complet.

Au début des années 1970, la guerre froide prenait de l’ampleur, et chaque secteur de l’économie devait tenir compte de la doctrine militaire de l’Union Soviétique. Il fallait un véhicule capable de transporter quatre soldats et de rouler sur différents types de routes vers l’Ouest à une vitesse moyenne de 100 km/h. Pour cela, la Niva convenait parfaitement, bien mieux que le UAZ-469, qui est excellent en tout-terrain, mais extrêmement maladroit sur l’asphalte et à haute vitesse.

La Niva, malgré ses origines militaires, n’était pas un produit pouvant représenter une menace pour l’Occident, c’est pourquoi on a rapidement commencé à l’exporter. En près de 40 ans de production, la voiture a été livrée dans plus de 100 pays. La principale raison de ce succès était son prix : sur de nombreux marchés, c’était le véhicule à transmission intégrale le moins cher. Dans les années 1970 et au début des années 1980, 80 % des voitures étaient vendues en devises convertibles. Ainsi, la Niva a réellement conquis l’Occident - mais via les concessions automobiles.

Aujourd’hui encore, on voit des Niva circuler dans de nombreux pays. En effet, ses capacités tout-terrain sont un véritable point fort, même s’il est impossible d’y installer un treuil à cause de la structure autoporteuse de la carrosserie. Bien sûr, les amateurs de tout-terrain en montent en ajoutant des renforts à l’avant et un pare-chocs modifié, mais ce n’est pas vraiment adapté à ce véhicule. Cependant, cela ne doit pas être considéré comme un défaut : grâce à son faible poids, la voiture peut se sortir de nombreuses situations, alors que les lourds véhicules tout-terrain à châssis séparé s’enlisent dans la boue et ne peuvent s’en extraire sans aide.

Les porte-à-faux courts et l’empattement réduit rendent la voiture idéale pour le tout-terrain. Bien sûr, de bons pneus adaptés aux conditions jouent un rôle important.

Le plus souvent, on trouve sous le capot des moteurs 1,6 ou 1,7. Dans le premier cas, il est pratiquement impossible de trouver des voitures sans installation au gaz (GPL). Même les véhicules importés d’Allemagne en sont équipés. Et ce n’est pas surprenant : le moteur de la Niva fonctionne bien avec des carburants alternatifs.

Avec la Niva - comme avec d’autres voitures issues des pays du bloc de l’Est - le facteur chance joue un rôle important. Une voiture fonctionnera parfaitement toute sa vie, tandis qu’une autre nécessitera des interventions constantes du mécanicien.

En général, la Niva connaît de nombreux petits problèmes : l’électricité mal protégée de l’humidité peut tomber en panne, les fuites d’huile sont courantes, de l’eau pénètre souvent dans l’habitacle, etc. Parmi les inconvénients, on note aussi un petit coffre - encore plus problématique lorsqu’un réservoir de gaz y est installé, un intérieur rudimentaire avec des interrupteurs à touches, et le fait que, sur les routes irrégulières, la voiture donne parfois l’impression de se désintégrer. Elle pèse 1,200 kg, ce qui est suffisant pour rouler jusqu’à 100 km/h - au-delà, l’habitacle devient très bruyant et il faut tenir fermement le volant. Ceux qui considèrent la Niva comme un crossover seront déçus. Elle se débrouille très bien en tout-terrain, mais il vaut mieux oublier le confort de conduite d’une voiture classique. Et le principal défaut reste la corrosion, malheureusement très fréquente. Il faut particulièrement vérifier l’état du plancher : s’il est fortement attaqué par la rouille, la réparation peut ne pas être rentable, et il vaut mieux chercher un autre exemplaire.

Cependant, les qualités tout-terrain et la facilité de réparation plaident en faveur de la Niva. Les pièces détachées sont encore nombreuses et relativement abordables. Malheureusement, leur qualité varie beaucoup : il faut parfois chercher pour trouver des composants fiables, mais c’est possible.

Les exemplaires les moins chers en Pologne peuvent être achetés pour 3,000 zlotys, mais ils nécessitent généralement des réparations urgentes de carrosserie. Les voitures peu rouillées coûtent environ 7,000 zlotys. Quant aux véhicules restaurés, ils coûtent entre 15, 000 et 20,000 zlotys.

L’auteur recommande de chercher des modèles d’avant le restylage de 1993 avec moteurs à carburateur, et d’éviter les versions plus récentes, surtout celles qui ont été utilisées longtemps dans des conditions difficiles. Aujourd’hui, la plupart des Niva arrivent en Pologne depuis l’Ouest, le plus souvent d’Allemagne, bien qu’il existe aussi des véhicules importés spécifiquement pour être utilisés par l’administration forestière. Dans le premier cas, on trouve parfois de rares exemplaires équipés d’un moteur diesel Peugeot (1,9), qui est assez fiable et économique.

Lu sur : https://www.zr.ru/content/news/927124-polyaki-o-staroj-lada-niva-kla/
Adaptation VG

Tag(s) : #Lada, #Niva, #Analyse, #Pologne