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Le passage de facto sous le contrôle d’une structure d’Etat de la plus grande entreprise de la région de Samara, AvtoVAZ, est devenu l’un des sujets les plus discutés de ces derniers jours. On savait déjà que près de la moitié des sièges du conseil d’administration de l’entreprise seront occupés par des représentants de l’Etat après le 22 décembre. On fait donc des suppositions sur le fait que le futur directeur général d’AvtoVAZ pourrait être Vladimir Artiakov, le sous-directeur de Rosoboronexport. Hier les journalistes ont demandé au gouverneur de la région de Samara, Constantin Titov, de commenter la situation actuelle. Ce dernier a annoncé que Rosoboronexport contrôle déjà 51% du capital de l’entreprise. Il a également ajouté des choses intéressantes (cette interview a été publiée sur le site Samara.ru ) :
- Constantin Alexeïevitch, à quoi mènera le passage de fait du directoire d’AvtoVAZ sous le contrôle de l’Etat.
> Juridiquement ce n’est pas encore fait. Aujourd’hui Rosoboronexport contrôle 51% des parts de l’entreprise. Pour la restructuration des dettes et la restructuration de la production elle-même, une aide colossale et le soutien de l’Etat sont nécessaires. En moyenne les bénéfices nets de l’entreprise s’élèvent à 7 milliards de roubles. Trois milliards de ces bénéfices sont investis dans la sphère sociale. Ce n’est pas possible sans l’Etat : pour Togliatti cela signifie à la fois du salaire, des emplois … mais aussi la modernisation du système de production d’AvtoVAZ. La composition du directoire d’AvtoVAZ est déjà définie, mais on ne sait pas encore qui en sera le directeur. Des opinions diverses s’expriment. Je peux aujourd’hui me faire porte parole de quelques amis qui font partie de ce conseil. Selon eux, pour sortir une entreprise comme AvtoVAZ de la crise, il faut un vrai manager. Il faut un homme ayant l’expérience du management en situation de crise comme Lee Iacocca, cet homme charismatique qui en son temps avait sauvé Chrysler.
- Espérez-vous que cette période de crise pour AvtoVAZ s’effacera sans douleur ?
> J’espère que oui. Les forces en présence sont sérieuses. Je pense que cela se fera sans douleur, à la fois pour le budget de la région, et pour toutes les personnes qui travaillent pour AvtoVAZ. Si on commence la restructuration de l’entreprise cela signifie qu’on va réduire les effectifs. Et c’est pourquoi dès aujourd’hui nous devons penser à créer de nouveaux emplois pour les gens qui vont être licenciés. C’est un sujet parmi autres que nous avons examiné hier au Ministère de l’Economie.
Un autre article parle de ces 61,8%. Tout n'est pas encore fait : "le 17 octobre dernier, lors du jour de la mise en retraite de Vladimir Kadannikov, le directoire d’AvtoVAZ avait donné son accord de principe sur la vente à l’une des structures de « Rosoboronexport » des actions de deux filiales possédant 61,8% des actions d’AvtoVAZ. Cet achat pourrait intervenir avec la participation de la Vnechtorgbank (la Banque d’Etat Russe) à hauteur de 700 millions de dollars. L’accord prévoit deux paiements : l’un en décembre, l’autre début 2006".
Il semblerait même qu'on se contente de 51%. C’est ce qu’indique le journal Vedomosti, un journal proche de l’usine. "Cela n’a aucun sens. Le contrôle sur la majorité des actions n’était nécessaire que pour atteindre la majorité des voix au conseil d’administration. Alors pourquoi dépenser 500 millions de dollars de plus ?".
Une hypothèse avancée est que l’Etat voudrait injecter de l’argent dans l’entreprise par le biais, par exemple, d’un fond d’investissement. Mais pas avant un ou deux à cause de la faible valeur des actions.
Encore une fois, voilà une grosse affaire à suivre.
Lu sur :
http://www.ladaonline.ru/news.asp?News=2618
http://auto.tltnews.ru/
Adaptation VG