/image%2F0782406%2F20261003%2Fob_f9e76f_3813.png)
On pourrait penser qu’il est difficile d’inventer quelque chose de nouveau dans le domaine du customizing, tant de voitures ayant déjà été construites. Pourtant, le propriétaire de cette « Volga » est tout de même parvenu à créer un projet unique.
La voiture a été achetée dans un but précis : construire quelque chose d’inhabituel. C’est précisément la Volga GAZ-24 qui a été choisie car elle fait partie des rares carrosseries qui se prêtent au style custom et qui rappellent les carrosseries des voitures américaines classiques. De fait, son design était lui-même inspiré de celui de l’industrie automobile américaine.
Andreï passait simplement devant cette Volga lorsqu’il a laissé un mot sous l’essuie-glace. On l’a rappelé et c’est ainsi qu’il a acheté cette GAZ-24 de 1980, en très bon état. Et pour seulement 30,000 roubles. Un prix absolument incroyable, mais c’était il y a de nombreuses années. Aujourd’hui, des voitures similaires valent beaucoup plus cher.
La première modification apportée à la voiture a été l’installation de jantes à rayons. Puis elle a été abaissée (suspension statique : ressorts raccourcis à l’avant et lames retirées des ressorts à lames arrière), la carrosserie a été recouverte d’un film bleu et le compartiment moteur transformé. Constatant qu’il y avait largement assez de place sous le capot, Andreï a décidé, pour la saison suivante, d’installer un V8 provenant d’un camion GAZ-53.
Puis la voiture a été entièrement démontée jusqu’à la carrosserie nue et elle est restée ainsi plusieurs années dans le garage, en attendant l’inspiration et une réflexion approfondie sur les idées à mettre en œuvre. Le projet a été réalisé entièrement à partir de zéro, chaque étape ayant été pensée dans les moindres détails.
Le moteur a de nouveau été remplacé, une fois encore par un V8. Pourquoi ce choix ? C’est très simple. Selon les canons du custom et du lowriding, une voiture de ce type doit être équipée d’un V8. Il s’agit ici d’un moteur russe ZMZ-5234 de 4,7 litres, avec seulement 20,000 km, provenant d’un autobus PAZ qui avait été réformé de la police. Le moteur a trouvé sa place dans la Volga moyennant quelques petites modifications.
Il a fallu modifier légèrement la cloison pare-feu afin de dégager davantage de place pour le système d’échappement, fabriquer les fixations adéquates, et c’est tout. « Mais extérieurement, le moteur ressemble tellement à un moteur américain », allez-vous dire. Et vous aurez raison. En fait, les préparateurs ont installé un boîtier de filtre à air chromé provenant d’une voiture américaine. Habituellement, ce type de boîtier est installé au-dessus d’un compresseur, mais ici, il n’y en a pas. Le boîtier et le filtre ont été commandés aux États-Unis, puis une fixation d’adaptation au moteur ZMZ a été fabriquée.
La boîte de vitesses est une boîte mécanique à cinq rapports provenant d’une « Volga ». Celle d’origine n’en comptait que quatre.
En ce qui concerne la suspension, elle est cette fois pneumatique à quatre circuits. À l’arrière, les ressorts à lames ont été remplacés par un système 4-link, permettant d’augmenter considérablement le débattement de la suspension. Des coussins pneumatiques Rubena 130×3 ont été installés, ainsi qu’un compresseur Berkut R20 et un réservoir d’air de KamAZ. La télécommande du système est entièrement personnalisée : elle a été conçue et fabriquée par Andreï et ses amis. Sa particularité est d’avoir été développée sur une plateforme Arduino (qui est en réalité une sorte de kit électronique programmable) et de transmettre les commandes par signal radio pratiquement sans aucun délai.
Il s’agit également du premier projet russe équipé d’une telle télécommande pour commander une suspension pneumatique. Plus précisément, elle dispose de douze canaux et permet de contrôler non seulement la suspension pneumatique, mais aussi le démarrage du moteur, le papillon des gaz (pour faire monter le moteur dans les tours), etc. De quoi garantir un spectacle impressionnant lors des festivals !
Passons maintenant à l’habitacle. Il était passablement usé, mais il s’est avéré qu’une simple réfection de la sellerie suffirait. Et puisqu’il avait été décidé de le remettre à neuf, absolument tout a été recouvert de rouge : les sièges, les panneaux de portes, le ciel de toit, la planche de bord et jusqu’au moindre petit détail. Le plancher est désormais recouvert de moquette rouge. Le chauffage a été supprimé et remplacé par un système audio moderne.
Les jantes sont uniques : ce sont des répliques de Cragar, de largeurs et de diamètres différents entre l’avant et l’arrière. Des freins à disque ont été installés à l’avant. Comme les voies ont été élargies, il a fallu choisir soigneusement les jantes afin qu’elles puissent s’insérer correctement dans les passages de roue d’origine avec les nouveaux freins. Le choix s’est porté sur des jantes de 8 pouces de large et de 16 pouces de diamètre.
À l’arrière, il a néanmoins fallu élargir la carrosserie. Le travail a été réalisé avec une telle précision que le bord du passage de roue est resté d’origine et que l’élargissement est pratiquement invisible. Les passages de roue peuvent ainsi accueillir des jantes de 10 pouces de large et de 15 pouces de diamètre. Et quelle allure cette Volga a désormais dans sa position la plus basse, celle destinée aux expositions !
La peinture de la carrosserie est entièrement personnalisée. L’objectif était de créer quelque chose de spectaculaire et d’unique, qui ne ressemble à aucun autre projet. Un ami d’Andreï a imaginé ce design à la fois étonnant et complexe, qui a nécessité l’application d’environ trente couches de peinture !
La carrosserie comporte en effet cent trente lignes symétriques. Pour les réaliser, il a fallu utiliser deux kilomètres de ruban de masquage, ainsi qu’un très grand nombre de couches de peinture et de vernis. La peinture proprement dite, sans compter la préparation, a pris environ trois semaines.
Aujourd’hui, ce projet complètement fou est devenu une véritable star des salons et des festivals. La Volga a déjà visité quinze villes et attend la nouvelle saison.
Lu sur : https://auto.mail.ru/article/83817-gaz-24-volga-kotoraya-vas-ochen-udivit/
Adaptation VG
Voir aussi ce premier article avec des vidéos liées : https://www.sovietauto.fr/2022/03/une-volga-lowrider-avec-un-moteur-d-autobus.html