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Les Lada sont peut-être la cible d’innombrables blagues, mais un lycéen de Nelson en Nouvelle-Zélande adore sa voiture russe. À seulement 16 ans (*), la première voiture de Tom Henman est une Lada Cossack 4x4 de 1992. Henman n’est pas un adolescent ordinaire. Son père le décrit comme « une vieille âme » qui écoute Frank Sinatra et Dean Martin ; son choix de voiture n’a donc pas surpris Derryl.

Sa fascination pour les Lada vient justement de son père, Derryl Henman, ancien cofondateur de Lada Nelson sur Haven Road avec Graeme Powell dans les années 1980. En juillet dernier, Tom Henman a décidé de suivre les traces de son père passionné de Lada.

« Je savais que papa en vendait autrefois et je me suis dit que ce serait intéressant si quelqu’un en avait encore une. J’ai fouillé dans ses dossiers et j’ai trouvé un numéro ». Il raconte avoir contacté l’homme par courrier. Celui-ci lui a répondu qu’il possédait une Lada Niva Cossack diesel 2 litres si Tom voulait venir la voir.

Cette même semaine, Henman prenait la route avec son père vers la ferme de cet homme à Orinoco, dans la région de Tasman. « Il ne m’avait même pas dit qu’il avait écrit une lettre au vieux monsieur », raconte Derryl Henman.

Tom Henman a quitté la ferme en fier troisième propriétaire de celle qu’il appelle Boris, un nom choisi parce que, selon lui, « ça sonne comme un prénom russe un peu rustique ». Et Boris était effectivement dans un état rustique quand il l’a récupérée après sa vie passée à la ferme.

La voiture, achetée 3000 dollars l’an dernier, vaudrait désormais le double, selon son père.

Depuis son arrivée en ville, la Lada a reçu une nouvelle peinture sur le toit, le capot et le hayon, ainsi que deux pneus neufs. Tom Henman n’a pas encore obtenu son permis de conduire ; il ne peut donc pas légalement prendre Boris sur route ouverte sans être assis côté passager avec un conducteur autorisé.

Il explique qu’il aime les Lada parce qu’« elles sont tout simplement différentes ».

« C’est tellement ringard que ça en devient cool ». Selon lui, les gens ont tous un lien avec cette voiture, car tout le monde connaît quelqu’un qui possédait une Lada. « C’est vraiment une icône. En général, les gens pensent au beurre, au Dairy Board et à toute l’histoire qui va avec, ce qui la rend vraiment unique ».

Les Lada sont arrivées en Nouvelle-Zélande grâce à un système de troc impliquant du beurre. Le New Zealand Dairy Board possédait Lada New Zealand et échangeait des produits laitiers contre des Lada avec la Russie du milieu des années 1980 jusqu’en 1990.

La Lada de Henman faisait partie des 24 exemplaires convertis de l’essence au diesel par son père et Graeme Powell. Quand les deux hommes ont repris la concession Lada de Nelson en 1986, les îles Chatham utilisaient des Land Cruiser. Derryl Henman explique que les Land Cruiser « ne tenaient pas le coup », alors ils ont installé des moteurs diesel dans les nouvelles Lada à essence avant de les expédier vers les îles.

Graeme Powell avait peut-être quelques blagues en réserve sur les Lada, mais il n’avait rien de mauvais à dire à leur sujet. Selon lui, la panne la plus fréquente venait simplement du fait que les conducteurs « oubliaient de faire le plein ».

« En tout-terrain, elles sont incroyables, absolument incroyables. Tom ne le sait pas encore, mais il le découvrira un jour. Le nombre de fois où vous partiez avec des amateurs de 4x4 et où vous finissiez par sortir des Toyota et des Mitsubishi embourbées avec votre Lada… ».

La mission de Tom Henman est de faire vivre l’esprit des Lada en Nouvelle-Zélande et de rappeler aux gens « qu’elles existent toujours ».

Lu sur : https://www.stuff.co.nz/motoring/customs-classics/92648104/lada-love-for-a-laughing-stock
Adaptation VG

(*) L’article date de 2017.

Tag(s) : #Histoire, #Lada, #Niva, #Export, #Nouvelle-Zélande, #Rencontre