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L’auteur de cet article n’est pas objectif envers les Volga - il les a toujours aimées. Créer une voiture légendaire en utilisant non pas ce que l’on voudrait, mais uniquement ce qui est disponible, voilà un défi digne d’un véritable ingénieur. Il n’est donc pas surprenant que certaines solutions techniques aient finalement été abandonnées au profit de la fiabilité : par exemple, la boîte automatique sur la GAZ-21. Mais il y avait aussi d’autres curiosités, moins connues.

Réservoir de carburant : Le réservoir de la GAZ-24 et de nombreuses variantes possédait plusieurs particularités facilitant la vie des propriétaires. Il était impossible de siphonner l’essence avec un tuyau : une grille métallique de protection se trouvait dans le goulot. De plus, la trappe se verrouillait à clé. Perdre le bouchon était également difficile : il était retenu par une chaîne métallique. À côté, les Jigouli semblaient presque dépouillées… Et sous le tapis en caoutchouc du coffre se trouvait une jauge manuelle permettant de vérifier le niveau de carburant sans instruments.

- Mais ! Avec un peu de volonté, les voleurs pouvaient quand même accéder à l’essence. L’orifice de vidange au fond du réservoir, prévu pour éliminer les dépôts, était souvent utilisé à cette fin…

À bas l’électronique : Sur la GAZ-24, il y avait très peu d’électronique, ce qui à l’époque était considéré comme un grand avantage, surtout en province. Il n’y avait même pas de fusibles classiques : en cas de problème, il suffisait de donner un coup de poing pour repartir. Cela facilitait grandement l’entretien et les réparations loin de toute infrastructure.

- Mais ! Fait curieux : le régulateur de tension était pourtant sans contact, à transistor ! Alors que même sur la très moderne VAZ-2101, il était encore purement mécanique.

Trois à l’avant ! La GAZ-24 pouvait officiellement transporter deux passagers à l’avant en plus du conducteur. Dans les premières descriptions, le nombre de places était indiqué comme 5 à 6.

- Mais ! Selon les normes américaines de l’époque, trois personnes pouvaient s’asseoir à l’avant si la distance entre le centre du volant et la garniture de la porte droite atteignait au moins 1100 mm. Or, la position du mécanisme de direction était déjà fixée par la structure du châssis. La seule solution fut de décaler le volant vers la gauche. Cela donna des arguments aux détracteurs, qui critiquaient la position « de travers » du volant.

Plus tard, les exigences de sécurité imposèrent les ceintures. La sixième place disparut alors discrètement des descriptions… et des mémoires.

Ventilateur intelligent : Au départ, l’activation du ventilateur de refroidissement était contrôlée par un accouplement électromagnétique ! Le capteur se trouvait dans la partie supérieure du radiateur, permettant de maintenir une température optimale du moteur.

- Mais ! Le manque de fiabilité conduisit à abandonner ce système : le ventilateur se mit à tourner en permanence. Au moins, il n’y avait plus rien à casser.

Un compteur élégant : Les premières GAZ-24 étaient équipées de compteurs de vitesse originaux.

- Mais ! Malheureusement, cette originalité s’accompagnait d’un manque de fiabilité. Le système à bande fut rapidement remplacé par un compteur classique à aiguille.

Un coffre sans fond : Le gigantesque coffre de la GAZ-24 suscitait l’envie des propriétaires de Moskvitch et de Jigouli. On avait l’impression qu’on pouvait tout y mettre.

- Mais ! La moitié du volume était occupée par une énorme roue de secours… De plus, le coffre était en réalité peu profond – ce n’est pas un hasard si la roue pouvait n’y entrer qu’à plat. Cela dit, ces voitures arrivaient rarement entre les mains de particuliers, et les fonctionnaires ne se souciaient guère du volume du coffre.

Avis d’expert : Mikhaïl Kolodotchkine, expert du magazine « Za Roulem » :
- Globalement, la GAZ-24, bien qu’étant la voiture particulière la plus chère de l’URSS, n’était pas la plus moderne. Cependant, l’ensemble des solutions adoptées par les ingénieurs de GAZ a permis à ce modèle de fonctionner pendant des décennies dans pratiquement toutes les organisations du pays – des ministères aux flottes de taxis.

Les Volga étaient exploitées sans repos, roulaient sur toutes les routes et se réparaient avec les moyens du bord. De plus, le prestige de la GAZ-24 était inégalé. Merci à elles pour cela !

Légendes des photos :

  • L’accoudoir avant de la GAZ-24, une fois replié, se transformait en siège supplémentaire.
  • Au lieu d’une aiguille, les premières GAZ-24 utilisaient une bande se déplaçant le long de l’échelle, tendue entre deux bobines.

Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/979456-6-genialnykh-inzhenernykh-resheni/
Adaptation VG

Tag(s) : #GAZ, #GAZ-24, #Volga, #Anecdote