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La Trabant 601 est l’une des voitures à l’ingénierie la plus étrange qu’on puisse imaginer aujourd’hui. Elle possédait une carrosserie en fibre plastique, appelée duroplast, ce qui lui permettait de ne peser que 615 kg, soit moins que le poids des seules batteries de certaines voitures électriques modernes. Sa propulsion était assurée par un moteur deux-temps à deux cylindres, nécessitant un mélange d’essence et d’un peu d’huile pour assurer une bonne lubrification, comme c’est le cas pour presque tous les moteurs deux-temps.

Récemment, un Néerlandais nommé Tim Keil a apporté sa Trabant 601 dans l’atelier du magazine AutoWeek pour mesurer la puissance de son moteur deux-temps sur un banc dynamométrique, repartant ravi du résultat.

Tim raconte qu’il a acheté cette Trabant il y a 11 ans auprès de son premier propriétaire, originaire de de l’Allemagne de l’Est. Ce dernier a aujourd’hui 82 ans et Tim est encore contact avec lui. La passion du Néerlandais pour la Trabant a commencé en 1989, avant même la chute du mur de Berlin. Cette année-là, il était en vacances en Hongrie, où il a pu voir de près pour la première fois ces voitures étranges.

Il explique qu’il utilise souvent la voiture, mais seulement en été, lorsque les conditions météorologiques permettent de rouler sur des routes sèches, sans sel ni sable sur la chaussée. « Sinon, une Trabant peut rouiller, dit-il, même si la carrosserie en elle-même ne rouille pas directement, elle peut tout de même être endommagée par l’humidité et le sel de la route ».

L’été, Tim part en vacances avec sa Trabant. Il a voyagé avec elle en Suisse, en Italie, en Hongrie et en Autriche, et la voiture ne l’a jamais laissé en panne.

On lui a demandé comment il s’alimentait en carburant pendant ces longs trajets à travers l’Europe, étant donné qu’il faut mélanger l’huile à l’essence. Tim explique qu’il garde toujours de l’huile spéciale pour moteurs deux-temps dans la voiture, qu’il ajoute à raison d’un mélange d’environ 1:50. Parfois, en été, lorsqu’il fait très chaud et que l’huile devient moins visqueuse, il augmente un peu la proportion jusqu’à 1:45. « Il n’est pas nécessaire d’en mettre plus, dit-il, car l’excès d’huile n’améliore pas la lubrification, il ne fait que produire une fumée bleue à la combustion ».

Tim confie qu’on lui demande souvent comment il est possible de parcourir des centaines de kilomètres par jour dans une voiture aussi petite sans être fatigué à l’arrivée. Il affirme que la voiture roule parfaitement et que la conduire est, pour lui, un véritable plaisir.

Le Néerlandais a également décidé de monter des pneus modernes sur la voiture, au lieu des pneus d’époque, qui dégradaient le confort de conduite. Avec ces pneus modernes, la Trabant se comporte beaucoup mieux, explique-t-il.

Selon les spécifications d’usine, le moteur bicylindre de 594 cm³ de la Trabant développait 23 ch dans les premières années, puis 26 ch après 1969. La voiture de Tim étant une version plus tardive, elle devrait donc produire 26 ch. Mais il raconte qu’un ancien employé de l’usine Trabant lui avait confié qu’à cause des petites imprécisions de fabrication de l’époque, la puissance pouvait varier selon la chance qu’on avait avec les pièces, entre 24 et 30 ch.

La Trabant a été installée sur le banc dynamométrique, et comme elle ne possède pas de compte-tours, l’opérateur a dû suivre le graphique de puissance en temps réel pour savoir quand le moteur cessait de gagner en puissance et qu’il n’était plus utile d’augmenter le régime.

Le test a montré une puissance de 28,9 ch, soit 29 ch, avec un couple de 59 Nm. Cela signifie que le moteur de cette Trabant fait partie des exemplaires « chanceux », assemblés avec une précision supérieure à la moyenne, produisant donc 3 ch de plus que la valeur officielle, et ce, plusieurs décennies après sa fabrication.

Le propriétaire a toutefois précisé que le moteur avait été récemment révisé et remonté, et qu’il avait même passé une nouvelle période de rodage avant de passer sur le banc d’essai. Il est absolument ravi d’apprendre que sa voiture développe 29 ch, soit 11 % de plus que ce qu’indiquait le constructeur !

Lu sur : https://piataauto.md/Stiri/2025/11/VIDEO-Un-olandez-a-adus-un-Trabant-bine-pastrat-stand-dinamometric-pentru-a-i-masura-putere-motor-in-doi-timpi-plecand-incantat-de-rezultat/
Adaptation VG

Tag(s) : #Trabant, #Rencontre, #Pays-Bas