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Il y a quatre ans à Togliatti était construite l’usine de la nouvelle société mixte « GM – AvtoVAZ ». Un an plus tard, était produit le premier tout-terrain Chevrolet Niva, entièrement conçu en Russie, mais portant sur sa calandre le nœud papillon américain. Sous le capot se trouvait toutefois une petite plaque : « fabriqué en Russie sous licence AvtoVAZ ».

Trois ans se sont écoulés. Plus de 100000 exemplaires des deux modèles (Niva et Viva) ont été produits. Un nouveau directeur a été nommé. Quelles ont été les autres nouvelles ? Tant que la maison mère aux USA organisera des campagnes de rappel pour ses pick-ups et 4x4, tant qu’elle luttera devant les tribunaux avec le milliardaire Kerkoyan qui prétend à un grand nombre d’actions du groupe GM, la filiale russe devra résoudre elle-même ses problèmes.

Cet hiver le directeur général Richard Svando a déclaré que les dépenses engagées se justifiaient pleinement et que la compagnie commençait à faire des bénéfices. A la même période, il fut décidé de réduire le plan de production de 75 000 à 55 000 en raison d’une « vive concurrence sur le marché ». La concurrence certes, mais qu’est-ce qui explique l’augmentation du prix de la Chevrolet Niva ? En 2004 la version « L », la plus vendue de ce tout-terrain, coûtait 285 mille roubles, en janvier 310 mille, et en septembre 313 ! En plus, durant le printemps et l’été dans le cadre de l’action « Rosée de printemps » une remise de 10 mille rouble était effectuée et la version de base coutait 300 mille rouble, et pas un de plus.

Mais outre les questions de prix, les acheteurs ont commencé à se poser des questions sur la qualité des pièces de la Niva. Et on ne peut pas dire que GM-AvtoVAZ n’est pas au courant de cela. Dans peu de temps, les Niva auront le droit à un nouvel habitacle et de nouvelles teintes de carrosserie. La définition du boîtier électronique sera également modifiée. On considère en effet chez GM-AvtoVAZ qu’un nouveau boîtier permettra d’économiser du carburant, ce qui est appréciable en cette période de hausse des prix. Quant à la qualité des pièces de la voiture, Richard Svando a fait savoir nettement qu’il n’y aura pas de remplacement massifs des pièces qui posent problème (lire : fabriquées par AvtoVAZ) par des pièces importées. Il faut espérer que cette politique ne fera pas perdre d’autres clients en route !

Il faut également ajouter que la direction de l’entreprise à l’intention d’étendre la garantie de ses voitures. Elle souhaite aussi que cessent les discussions sur le fait de savoir si la Chevrolet Niva est une voiture russe ou une voiture étrangère. Richard Svando en est sûr : « c’est un projet unique, n’ayant pas son pareil dans le monde » et rappelle avec tact que c’est un initialement un bonne idée Russe, qui a pris corps (autant que possible) avec des standards de qualité américains. A ceux qui attendaient (et attendent encore) la Niva avec le moteur Opel, le directeur général ne dit rien de très encourageant. La voiture est prête, mais ce n’est pas lui qui prendra la décision de la produire ou pas, mais le conseil de direction de la société mixte GM-AvtoVAZ. Pas de commentaires. On ne peut qu’essayer de comprendre pourquoi le projet FAM-1 est toujours reporté : avec ce moteur la voiture se révèle beaucoup trop chère, non seulement pour les consommateurs Russes mais aussi pour l’étranger. En voilà une bonne nouvelle ! Les marchés de la CEI veulent aussi de la Chevrolet Niva avec le moteur Lada ! L’année dernière on y a vendu plus de 4000 Niva, et on prévoit d’en vendre deux fois plus cette année. On comptait 105 points de vente GM-AvtoVAZ dans 66 villes de Russie, pour seulement 10 dans 7 pays de la CEI (Kazakhstan, Ukraine, Biélorussie, Azerbaïdjan, Arménie, Ouzbékistan et Kirghizie). Le Tadjikistan et la Moldavie devraient suivre.

L’autre modèle, la Chevrolet Viva (pour celui qui ne s’en souviendrait pas, il s’agit de l’Opel Astra de la précédente génération) a démarré avec succès l’an passé. Mais cela n’a été qu’un feu de paille. La qualité est normale, car la voiture est assemblée avec des composants d’importation, mais la commercialisation réelle a pris six mois de retard et durant cette période les prix annoncés ont grimpé de 10% à 12%. Il a donc fallu revoir le plan de production de 7500 exemplaires à 3000. Les points de vente ont également demandé à ce qu’on prépare une version sportive de la Viva : les études marketing et la préparation de la production sont en cours.

On pourra sans doute améliorer la situation des ventes de la Viva en s’appuyant sur les décisions gouvernementales sur l’assemblage industriel et les droits de douanes sur les pièces importées. On prévoit aussi de baisser les prix de la Viva.

Nous verrons avec le temps quel est l’avenir de la société mixte, non seulement pour sa survie mais également l’amélioration de sa part de marché.

Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/11858-ekonomika_po_oseni_schitajut/
Adaptation VG

Tag(s) : #Histoire, #AvtoVAZ, #GM-AvtoVAZ, #Chevy Niva