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La Vesta Sport d’avant restylage était comme on dirait aujourd’hui un véritable « contenu choc ». La version sportive poussait déjà l’excellente tenue de route de la Lada Vesta à un niveau supérieur, sans sacrifier la capacité de la suspension à encaisser les mauvais revêtements. À cela s’ajoutait une ambiance parfaitement travaillée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Seul le moteur atmosphérique 1,8 litre de 145 ch et 182 Nm faisait figure de maillon faible.

Sept ans et demi plus tard, la Vesta Sport revient avec une carrosserie modernisée et des composants désormais localisés ou remplacés par des pièces d’origine alternative.

Le style reste étonnamment actuel : pourtant, le spoiler, les bas de caisse et les boucliers sont identiques. À l’avant, les phares et les antibrouillards changent de forme ; à l’arrière, des capteurs latéraux pour la surveillance des angles morts ont été ajoutés.

Depuis fin 2023, le moteur 1.8 porte l’appellation Evo. Il intègre davantage de composants chinois. La consommation excessive d’huile a été corrigée, les pertes de puissance occasionnelles éliminées, des pistons avec empreintes ont été installés afin d’éviter un choc avec les soupapes en cas de rupture de la courroie de distribution, et le carter d’huile reçoit désormais des cloisons anti-déjaugeage pour éviter tout manque de lubrification. Un point particulièrement important pour cette version « survitaminée ».

Le moteur ne gagne pourtant presque rien : seulement 2 ch et 2 Nm supplémentaires. Le régime de puissance maximale passe de 6,000 à 6,100 tr/min, tandis que le couple maximal migre brutalement de 3,600 à 4,900 tr/min. Les modifications par rapport au moteur standard de 122 ch restent identiques : arbres à cames spécifiques, admission et échappement revus, ainsi qu’une gestion électronique différente.

Sous les 3,000 tr/min, le moteur dort franchement. La poussée énergique n’arrive qu’après 3,500 tr/min. Si vous voulez ressentir le côté sportif, il faut donc grimper sans hésiter dans les tours - tout en profitant au passage du grondement de l’échappement retravaillé.

La grande nouveauté, c’est la boîte manuelle chinoise WLY à 6 rapports qui remplace l’ancienne boîte Renault à cinq vitesses. Je l’avais déjà appréciée sur la Vesta classique, et elle convient parfaitement à cette version sportive grâce à ses verrouillages précis. Ici, la première ne paraît plus absurdement courte, tandis que la sixième permet de réduire le bruit moteur sur autoroute en abaissant le régime d’environ 300 tr/min à 110–130 km/h.

Les vibrations du moteur sont plus présentes dans la Vesta Sport, parfois jusqu’à devenir agaçantes : après tout, il ne s’agit pas d’un strict véhicule de compétition, mais d’une compacte sportive utilisable au quotidien. Les passages entre les trois premiers rapports manquent aussi de douceur : même en manipulant l’embrayage avec précaution, des à-coups subsistent.

La suspension abaissée de 20 mm et la précision en virage restent enthousiasmantes. Avec la Vesta Sport, il n’est même pas nécessaire de rouler très vite : tout le plaisir apparaît justement sur les routes sinueuses. Attention toutefois à ne pas se laisser emporter, croire à l’endurance illimitée de la suspension et finir par sacrifier un pneu taille basse 205/50 R17 dans un nid-de-poule un peu trop violent.

La voiture reçoit toujours des Pirelli Cinturato P7 fabriqués en Russie, comme les autres Vesta. Merci de ne pas être passés au tout-chinois. Même si auparavant, la voiture chaussait des Continental ContiSportContact 5 bien plus prestigieux. Les pneus comme les freins renforcés - disques avant de 300 mm et arrière de 260 mm - permettent des freinages efficaces à haute vitesse. Les ailes avant élargies et les voies majorées restent inchangées par rapport à la version d’avant restylage.

Près de huit ans séparent les deux Vesta Sport, mais les véritables nouveautés se limitent essentiellement à la boîte de vitesses, aux phares LED et à l’habillage sportif de l’instrumentation numérique. En revanche, le paysage concurrentiel a totalement changé. 

En 2018, les vraies alternatives étaient les Volkswagen Polo et Skoda Rapid équipées du moteur 1.4 TSI, sans oublier les nombreuses compactes sportives disponibles sur le marché de l’occasion. Aujourd’hui, il n’y a tout simplement plus de concurrentes. Les constructeurs chinois se concentrent sur les SUV, presque tous privés de boîte manuelle et très loin derrière en matière de comportement routier. Depuis le départ de la GAC GS3 du marché, le seul modèle susceptible d’attirer les amateurs de conduite pour un tarif comparable serait peut-être la Belgee X50 (2,48 à 2,69 millions de roubles). Mais cela reste un SUV.

Avant l’arrivée de la Vesta Sport de 147 ch, la gamme proposait la version Sportline, désormais supprimée. Tout était identique, sauf le moteur : un 1.6 de 118 ch. Désormais, il n’y a plus que la Vesta Sport.

Étonnamment, le prix du modèle Sport reste similaire à celui de l’ancienne Sportline. La berline coûte 2,35 millions de roubles, tandis que le break est affiché à 2,52 millions de roubles. Oui, la Vesta Sport existe enfin en version cinq portes ! Et ce break est superbe - peut-être même plus réussi que la berline sur certains points. Il aurait fallu lancer une telle version depuis longtemps.

Légendes des photos :

  • Lada Vesta Sport. Le gris métallisé « Typhon » n’est plus réservé à la Vesta Sport. Depuis la fin de l’année dernière, cette couleur est aussi disponible sur les versions Cross. Elle coûte 30,000 roubles, contre 20,000 pour les autres teintes métallisées.
  • Pour ceux à qui le moteur atmosphérique ne suffit pas, la recette du turbocompresseur est déjà bien connue. Le châssis a été conçu avec une marge de puissance, et la boîte mécanique chinoise WLY supporte jusqu’à 220 Nm.
  • En cycle mixte, la Vesta Sport consomme entre 9,5 et 9,8 l/100 km.
  • L’instrumentation numérique reçoit une présentation sportive rouge. On y trouve un affichage de la puissance et du couple instantanés, un indicateur de changement de rapport, ainsi que des fonctions de chronométrage : quart de mile départ arrêté et temps au tour.
  • Les sièges bénéficient d’un meilleur maintien latéral.
  • La Vesta Sport n’existe qu’en une seule finition, la plus riche. Les seules options payantes concernent la couleur et le pack de décoration extérieure noir (+40,000 roubles).
  • Si je devais dépenser autant pour une Lada, je paierais volontiers le supplément pour le break Sport : c’est une voiture vraiment élégante !
  • Impossible de monter les roues de la version Sport sur une Vesta classique : les moyeux sont spécifiques avec fixation à cinq boulons. L’échappement adopte deux sorties. Le troisième feu stop a quitté la plage arrière pour être intégré au spoiler.

Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/980647-lada-vesta-sport-2026-test-za-rulem/
Adaptation VG

Tag(s) : #Lada, #Vesta, #Sport, #Nouveauté