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La Lada Granta accuse un retard technique d’environ 20 ans par rapport à la XRAY. Une telle différence s’explique par l’âge des plateformes sur lesquelles ces Lada sont construites.
La plateforme VAZ-2108 a été développée au début des années 1980 et a longtemps servi de base unique base à tous les modèles à traction avant de la marque. La Granta est le dernier modèle construit sur cette plateforme (certes modernisée). Après l’entrée de Lada dans l’alliance Renault-Nissan, une alternative est apparue : la plateforme plus moderne B0 (puis sa version modernisée Global Access), sur laquelle ont d’abord été lancés le break Largus, puis la hatchback surélevé XRAY.
Carrosserie : plus d’espace et plus de sécurité.
En termes d’habitabilité et de confort intérieur, la Granta est nettement distancée. L’empattement de la Granta est de 2,476 mm, celui de la XRAY de 2,592 mm. La voie avant de la XRAY est plus large de 50 mm, la voie arrière de 100 mm. Cela signifie que sur la banquette arrière de la Granta, trois passagers devront quasiment se serrer les uns contre les autres. La XRAY, construite sur la plateforme B0, peut en revanche être considérée comme une véritable voiture cinq places.
Autre aspect tout aussi important : les modèles basés sur la plateforme B0 sont nettement plus sûrs en cas d’accident. Nos collègues du magazine Autoreview ont réalisé des crash-tests frontaux de ces deux Lada. La Granta n’a obtenu que deux étoiles : lors du choc, le conducteur subit de graves blessures à la poitrine et aux cuisses, et le passager se blesse également à la tête. La XRAY, dans un test similaire, a décroché quatre étoiles, ce qui constitue un bon résultat parmi les voitures de sa catégorie.
Suspension : tout repose sur le berceau.
La Granta est le dernier modèle encore produit chez Lada sans berceau auxiliaire. Lors de la conception des premières « Vosmerka », la carrosserie était littéralement porteuse. Les bras de suspension, tirants, barre stabilisatrice et mécanisme de direction y étaient fixés séparément. On considérait alors que la rigidité de la carrosserie suffisait pour assurer une tenue de route correcte.
Sur la Lada XRAY, un berceau rigide, fixé aux longerons en quatre points, regroupe de nombreux éléments à l’avant du véhicule. Les bras de suspension, le mécanisme de direction, la barre stabilisatrice et même le support arrière du groupe motopropulseur y sont montés. Cette architecture améliore non seulement la tenue de route, mais aussi la sécurité en cas d’accident.
À l’arrière, les deux voitures utilisent une poutre semi-indépendante à torsion. Sur la Granta, les amortisseurs sont installés à l’intérieur des ressorts, tandis que sur la XRAY, comme sur tous les véhicules de la plateforme B0, ressorts et amortisseurs sont séparés. Cette disposition permet, premièrement, de proposer de nombreuses variantes de suspension avec des capacités de charge différentes et, deuxièmement, d’obtenir un coffre de forme plus pratique. Ce n’est pas un hasard si la quasi-totalité des constructeurs mondiaux est passée à ce type de suspension arrière semi-indépendante.
Freins : frein à main à rattrapage automatique.
Sur les deux voitures, les freins avant sont similaires. En revanche, à l’arrière, la Granta utilise un schéma obsolète : cylindres de frein à rattrapage automatique (hérités des anciennes Jigouli) et absence de mécanisme automatique de rattrapage pour le frein à main. Or, ce dernier sert aussi de frein de secours, dont dépend également la sécurité. L’industrie automobile mondiale utilise depuis longtemps une autre conception : des cylindres à pistons libres et un dispositif automatique intégré, garantissant un jeu optimal des plaquettes et le rattrapage automatique du frein de stationnement. Ce sont précisément ces mécanismes qui équipent la XRAY.
Direction : crémaillère « basse ».
La Granta comme la XRAY sont équipées d’une direction assistée électrique. Toutefois, les schémas de direction diffèrent fondamentalement. Sur la Granta, en raison des contraintes d’implantation, la crémaillère est placée en haut et les biellettes de direction font tourner les roues derrière les jambes de force.
Sur la XRAY, le mécanisme de direction est fixé en bas, sur le berceau, et les biellettes vont directement aux porte-fusées. Une voiture dotée de cette conception offre une direction plus précise, ce qui améliore à la fois le confort et la sécurité.
Électricité : plus simple à assembler, plus difficile à réparer.
Sur la Granta, on trouve de nombreux faisceaux de câbles séparés, reliés aux blocs de connexion par des prises. Cela facilite les réparations, qu’il s’agisse de pannes électriques ou de travaux de carrosserie.
Le câblage des véhicules de la plateforme B0 se compose de grands faisceaux qui entrent directement dans les blocs de connexion sans prises intermédiaires. Cette solution est plus simple et moins coûteuse à l’assemblage, mais moins pratique pour la réparation.
La revanche de la Granta.
Il est difficile de masquer l’âge réel d’une voiture, même derrière un design moderne et attrayant. La Lada Granta est l’héritière de traditions de construction automobile vieilles de quarante ans. C’est pourquoi elle est moins performante que les modèles plus récents sur des critères aussi importants que la sécurité et le confort. Son principal atout reste son prix abordable.
La nouvelle génération de la Lada Granta sera construite sur la plateforme CMF-B LS, qui deviendra commune à tous les nouveaux modèles Lada. Cette base est plus moderne que les plateformes B0 et Global Access. Nous verrons alors de quoi la nouvelle Granta sera capable.
Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/927955-granty-i-xray-dve-lady-dve-p/
Adaptation VG