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Une voiture biplace sans pare-brise, dont la conduite nécessitait le port d’un casque de moto. C’est ainsi que se présentait la Jawa Junior Sport, développée entre 2004 et 2005. Pour l’une des versions, un permis de conduire accessible dès 17 ans devait suffire ; une autre était destinée à la formation de pilotes de formule. Il existait également une version « pour adultes » pour conduire sur routes ouvertes. Imaginée par Vaclav Kral, cette nouvelle Jawa n’a toutefois jamais vu le jour.

Cela fait exactement vingt ans que l’entreprise Jawa de Tynec a confié à Vaclav Kral le développement d’une petite voiture de sport à moteur placé devant l’essieu arrière. Personne ne savait alors qu’il s’agirait de son dernier travail : le célèbre designer et constructeur est décédé de manière inattendue peu après l’achèvement du projet.

« La commande de Jawa a représenté pour mon père un retour à sa jeunesse, lorsqu’il avait commencé par concevoir des buggys d’autocross. Si vous regardez ses voitures de course produites par Metalex, en particulier le Buggy de 1969 puis le Beach Buggy des années 1990, vous y retrouverez l’esprit de la Jawa Junior », explique Jiri Kral, qui a collaboré avec son père sur le projet.

À l’origine, trois versions étaient prévues. Pour la version de base, un permis de conduire de catégorie B1 devait suffire. La version RS était destinée à la piste et à la formation de pilotes de formule. Il s’agissait en fait d’un véhicule de type auto-école, l’instructeur pouvant s’asseoir à côté du conducteur.

Pour la route et un usage courant, une troisième version, désignée GT, était prévue. C’était la seule à être équipée d’un pare-brise. Avec celui-ci, il n’était pas nécessaire de porter un casque avec visière pour la conduire ; l’arceau de sécurité suffisait à protéger la tête.

« Il est apparu assez rapidement que la version prévue pour le permis B1 ne serait pas réalisable en raison de l’importante différence de masse », se souvient Jiri Kral. Même avec un petit moteur, il n’a pas été possible de faire descendre le poids de la voiture de 3,7 m de long, avec un empattement de 2,4 m et une hauteur de 1,2 m, aux 400 kilogrammes requis. « Il ne restait donc que les versions circuit et route, qui faisaient environ 700 kilogrammes ». Les deux devaient être équipées d’un moteur quatre cylindres de deux litres, à acheter auprès d’un constructeur automobile américain.

Le châssis de la Jawa Junior Sport reposait sur un cadre tubulaire avec une suspension avant triangulée. À l’arrière, on trouvait des bras transversaux et des bras tirés. « C’était une question de place : une suspension à triangles n’aurait pas tenu avec le moteur monté transversalement », explique Jiri Kral. Les ressorts étaient disposés longitudinalement, comme c’est l’usage en Formule. La sécurité de l’habitacle était assurée par une coque en fibres de carbone, reconnue pour sa grande résistance et son faible poids.

Pourquoi ce projet prometteur n’a-t-il finalement pas abouti ? Selon Jiri Kral, Jawa avait dès le départ prévu de financer uniquement la première phase du développement, comptant ensuite trouver un partenaire stratégique pour l’aider à financer le lancement de la production. Celui-ci n’a finalement jamais été trouvé, ce qui a marqué la fin définitive de cette Jawa Junior Sport.

Aujourd’hui, les projets de Jawa visant à relancer la production de voitures de sport légères ne sont rappelés que par une maquette en bois à l’échelle 1:1, réalisée par un atelier de maquettisme aujourd’hui disparu à Roztoky, près de Prague. Pendant de longues années, il a été conservé dans les réserves du musée automobile de Lany ; il fait désormais partie de la collection du musée des cabriolets à Dobrenice.

Lu sur : https://zpravy.aktualne.cz/ekonomika/auto/tohle-mohla-byt-jawa-roadster-s-americkym-dvoulitrem-neprose/r~7b0691c2cdd011eeaf28ac1f6b220ee8/
Adaptation VG

Tag(s) : #Histoire, #Jawa, #Junior Sport, #Prototype, #Kral