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Ces camions n'étaient pas seulement appréciés en Union Soviétique. Ils étaient activement exportés. Et dans certains pays, ils ont même été même produits sous licence !

Za Roulem s’est penché sur l’histoire de 9 camions soviétiques, dans leur pays d'origine et à l'étranger. Ils ont marqué leur époque et sont restés dans les mémoires. Et, parfois, ils roulent encore.

- GAZ-51 : fabriqué dans quatre pays.
Le GAZ-51 était connu de tous, partout en URSS. Il restera probablement le camion le plus produit de toute l’histoire soviétique. De 1946 à 1975, plus de 3,5 millions d’exemplaires ont été fabriqués ! Un peu plus de 14,000 ont été assemblés à l’usine d’Irkoutsk, tous les autres à Gorki. Mais en plus de l’URSS, le GAZ-51 a été produit dans trois autres pays.

  • En Pologne, sous le nom de Lublin, de 1951 à 1958.
  • En 1958, la production a commencé en Chine. Là-bas, les camions s’appelaient Yuejin. Il a connu de nombreuses modernisations et a été produit jusqu’en 1987, à près de 162,000 exemplaires.
  • En Corée du Nord, le GAZ-51 était fabriqué sous le nom compliqué de Syngri 58.

Le GAZ-51 a aussi été exporté en Finlande, où, jusqu’au milieu des années 1960, les véhicules occidentaux étaient rares en raison du manque de devises. Il existait même des versions spécifiques à la Finlande, notamment avec un plateau rallongé.

En URSS, on aimait le GAZ-51 pour sa simplicité et sa robustesse, malgré son moteur six cylindres de seulement 75 ch et sa boîte de vitesses non synchronisée. Pour beaucoup, il fut le premier camion et donc un véhicule aimé pour la vie.

- ZiS-150 : traduction chinoise.
Il fut un temps où ce n’étaient pas les voitures chinoises qui étaient produites en Russie, mais l’inverse. L’URSS a construit en Chine la gigantesque usine First Automobile Works (FAW), où, dès 1953, on a commencé à produire les camions Jiefang (« Libération »). Ils étaient une copie simplifiée du ZiS-150 - le premier camion d’après-guerre de l’usine de Moscou.

Le ZiS-150 a aussi été fabriqué à Brașov, en Roumanie (la ville s’appelait alors Orasul Stalin), sous le nom Steagul Rosu (« Drapeau rouge »).

En URSS, le ZiS-150 (produit de 1947 à 1957) et son successeur, le ZIL-164 (jusqu’en 1965), étaient réputés pour leur fiabilité et leur simplicité. Les camions tombaient souvent en panne, mais on pouvait les réparer littéralement sur place. Plus de 1,1 million de véhicules de ces deux modèles ont été produits. Certains ont survécu jusqu’à aujourd’hui.

- ZiL-130 : rapide et fiable.
En nombre d’exemplaires produits, le ZiL-130 n’était que légèrement derrière le recordman GAZ-51. Près de 3,4 millions de camions ont été fabriqués, dans plusieurs dizaines de versions. Le ZiL-130 et son successeur ZiL-431410 ont été produits pendant 31 ans, de 1964 à 1995 ! Les conducteurs appréciaient notamment ses performances. D’ailleurs, au début, le moteur de 150 ch était considéré comme trop puissant par l’usine.

Mais surtout, on aimait ce camion pour sa solidité et sa fiabilité. Lorsqu’on recevait un véhicule neuf, il fallait le « resserrer », c’est-à-dire vérifier et resserrer tous les boulons et écrous, en particulier ceux du châssis.

Le ZiL-130 a été exporté dans de nombreux pays, parfois gratuitement vers des pays en développement. Dès le début des années 1970, les camions soviétiques manquaient de moteurs diesel modernes pour l’exportation. Mais en URSS, la consommation de carburant des entreprises publiques n’était pas vraiment comptée.

Les « 130 » ont aussi été livrés à la Finlande (les cabines des camions de pompiers y étaient légèrement modifiées). Certains ont même survécu à Chypre - avec volant à droite, sans doute après une adaptation locale.

- GAZ-53 : diesel uniquement en Bulgarie.
Le GAZ-53 a été produit encore un peu plus longtemps que le ZiL-130 - de 1961 à 1993. Ces camions étaient nombreux dans les écoles de conduite du DOSAAF, et pour beaucoup, ils furent aussi les premiers véhicules d’apprentissage. Par rapport aux GAZ-51 et GAZ-52, ils se distinguaient par son moteur V8 de 4,25 litres développant 115 puis 120 ch, ainsi que par ses freins assistés. Au total, 3,37 millions de GAZ-53 ont été fabriqués, y compris comme châssis pour des camions bennes, des véhicules spéciaux et des autobus.

Le GAZ-53 était également produit à l’étranger, en Bulgarie, à l’usine Madara - y compris avec un diesel bulgare de 80 ch sous licence Perkins. En revanche, en URSS, ce modèle n’a jamais reçu de moteur diesel de série.

- ZiL-157, « la brute » bien aimée.
Même lorsque des véhicules tout-terrain plus modernes sont apparus dans l’armée et l’économie nationale, les conducteurs continuaient d’aimer particulièrement le ZiL-157 à trois essieux.

Sa capacité de franchissement exceptionnelle se combinait à une conception simple et à une consommation relativement modérée pour un moteur six cylindres de 104 puis 110 ch. Le camion reçut le surnom un peu rude mais affectueux de « Koloun » (que l’on pourrait traduire par « la Brute »).

Le ZiL-157 a été produit à Moscou de 1958 à 1982, et à l’usine OuAMZ de Novouralsk de 1977 à 1991. Environ 950,000 véhicules ont été fabriqués, auxquels s’ajoutent son prédécesseur, le ZiS-151 à roues arrière jumelées fabriqué à près de 200,000 exemplaires.

Le ZiL-157 est aussi devenu chinois : à l’usine FAW, il était produit sous le nom de Jiefang CA30, avec une carrosserie légèrement simplifiée.

- UAZ : le « bukhanka » au lieu de la pizza.
Ce véhicule légendaire a porté de nombreux indices (UAZ-450, 452, 3741, 3303) et a été diffusé dans le monde entier sous une multitude de versions. Les premiers sont apparus en 1958, il y a plus de 60 ans. Aujourd’hui, on les connaît sous le surnom de « Bukhanka » (« miche de pain »), et les versions à plateau sous celui de « Golovastik » (« grosse tête »).

En URSS, on aimait le UAZ pour ses capacités de franchissement alliée à son économie. Les UAZ à transmission intégrale sortaient parfois de la boue ou de la neige des camions bien plus lourds, mais à simple propulsion. Dans les dépôts, on s’en servait le matin pour démarrer les ZiL et GAZ dont les batteries étaient déchargées par le froid.

Le « Bukhanka » a été exportée dans de nombreux pays, y compris au Royaume-Uni. Au début, on y vendait même des versions à volant à gauche, puis à volant à droite, modifiées localement. Quelques-uns roulent encore aujourd’hui. Une renommée particulière est venue de la société italienne Martorelli, qui transformait les UAZ en camping-cars, souvent équipés de moteurs occidentaux.

- Ural-375 : soldat de nombreuses armées.
Ce tout-terrain à trois essieux et transmission intégrale, avec blocage du différentiel central, était apprécié pour sa capacité de franchissement phénoménale. La production officielle a commencé en 1961 et s’est poursuivie jusqu’en 1993.

Mais son moteur V8 de 7 litres développant 180 ch nécessitait de l’essence à indice d’octane élevé (AI-93), et la consommation en tout-terrain atteignait 50 l/100 km ! Mais la plupart des véhicules servaient dans l’armée, où le carburant n’était pas compté.

Les Ural ont servi dans les armées du Pacte de Varsovie et ont aussi été livrés à l’Iran et à l’Irak. En Iran, des Ural rénovés et modernisés sont encore en service aujourd’hui.

- KrAZ : sous le nom de BelAZ.
Les KrAZ-256 (benne), KrAZ-257 (plateau) et KrAZ-258 (tracteur routier) ont été produites pendant plus de 30 ans. Ces camions de 11-12 tonnes de charge utile, équipés de moteurs de 15 litres développant 240 ch, ont été fabriqués de 1961 à 1993. Plus de 420,000 unités ont été assemblées sur cette période.

Ces véhicules conservateurs, à la direction lourde et une cabine à ossature en bois d’une conception de la fin des années 1940, ont également été exportés. Plusieurs centaines de camions-bennes ont même été envoyées au Royaume-Uni, où ils étaient vendus sous le nom BelAZ. Quelques exemplaires très usés y ont survécu.

- MAZ-500 : l’étalon du confort soviétique.
Le MAZ-500, l’un des premiers camions soviétiques à cabine avancée, et premier avec une cabine basculante pour l’entretien du moteur, a été produit en petite série dès 1961, puis en masse à partir de 1963. Il était équipé de diesels V6 fiables d’usine de Iaroslavl développant 180 ch. Plus tard, des versions avec moteurs V8, développant jusqu’à 270 ch ont fait leur apparition.

À l’époque et avant les KamAZ, la cabine spacieuse du MAZ était considérée comme une référence en matière de confort, surtout par les routiers qui conduisaient avant des tracteurs ZiL. Plus de 330,000 MAZ-500 ont été fabriqués. Ils ont également été exportés vers les pays socialistes et vers la Finlande, mais en quantités limitées.

Légende des photos :

  • Le GAZ-51 en version finlandaise.
  • Le ZIS-150, surnommé « Zakhar » ;
  • ZiL-130.
  • GAZ-53.
  • ZiL-157, surnommé « la brute ». 
  • « Golovastik » - le UAZ au Royaume-Uni.
  • Ural-375.
  • Le BelAZ est un KrAZ en Angleterre.
  • MAZ-500 de première génération.

Lu sur : https://www.zr.ru/content/articles/932570-9-znamenitykh-gruzovikov-ikh-zn/ (sur 2 pages)
Adaptation VG

Tag(s) : #Histoire, #Camion, #URSS, #Export