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L’histoire commence en 2017, lorsque Maksim a voulu se préparer une voiture pour la compétition amateur. Il a choisi comme base un modèle classique de l’ère soviétique. L’objectif principal était de trouver une carrosserie en bon état. Après un mois de recherches infructueuses, il a vu une annonce pour une VAZ-2105 à Smolensk. Sans hésiter, il a pris un ami avec lui et est parti voir la voiture.
À Smolensk, ils ont trouvé une « Piaterka » qui servait à transporter des pommes de terre. Elle répondait totalement aux exigences de Maksim concernant la carrosserie, et il l’a achetée.
Sur le chemin de Moscou, il imaginait déjà comment il allait y installer un moteur plus puissant, un arceau de sécurité, des élargisseurs d’ailes, etc. Et dès le lendemain de l’achat, il a commencé à regarder de près sa récente acquisition. À l’époque, il ne connaissait rien aux modèles soviétiques destinés à l’export, mais il a été intrigué par les inscriptions étrangères dans tout l’habitacle.
Il s’est avéré que cette voiture était une Lada Nova. En 1988, elle avait été vendue aux Pays-Bas et y était restée jusqu’en 1996.
L’exemplaire sur lequel Maksim est tombé était donc très rare. Il s’est fixé pour objectif de remettre la voiture en parfait état - lui redonner l’apparence qu’elle avait en quittant le concessionnaire à la fin des années 1980 - tout en conservant un maximum d’éléments d’origine.
Il a eu beaucoup de chance : en 36 ans, la Lada Nova avait conservé sa peinture d’origine. Pendant cinq ans, Maksim a recherché dans toute l’Europe et en Russie des pièces d’origine correspondant à cette configuration. Il a accordé beaucoup d’attention aux détails.
Cette version se distinguait des voitures destinées au marché soviétique par les détails suivants :
- Présence d’un catalyseur sur le système d’échappement,
- Rétroviseurs extérieurs allemands de marque Hagus,
- Spoiler de coffre de la marque Pfeba,
- Volant de la société anglaise Mountney,
- Prétensionneurs de ceintures de sécurité (peu courant sur les modèles classiques des années 1980),
- Antenne radio dans le montant droit du pare-brise,
- Feux stop supplémentaires sous la lunette arrière,
- Autocollants de concessionnaire sur toute la carrosserie et jantes en alliage,
- Marquages sur les vitres en néerlandais.
Équipements rares, mais que l’on pouvait aussi rencontrer en URSS :
- Phares d’origine tchécoslovaques,
- Essuie-phares,
- Intérieur en velours avec panneaux de porte rembourrés,
- Moteur à carburateur de 1,5 litre,
- Boîte de vitesses à 4 rapports.
Techniquement, la voiture reste standard, à l’exception des particularités décrites ci-dessus.
Pour compléter l’aspect authentique du véhicule, Maksim est même allé aux Pays-Bas pour visiter la concession d’origine et acheter des entourages de plaques d’immatriculation d’époque. Il a également ajouté à la voiture divers objets correspondant à l’ambiance de l’époque, jusqu’à un paquet de cigarettes néerlandaises des années 1980 trouvé sous la banquette arrière.
L’habitacle possède aussi un lecteur de cassettes et un magnétophone que Maksim utilise lorsqu’il participe à des expositions et festivals thématiques avec sa Lada Nova. La voiture, d’ailleurs, a déjà remporté de nombreux prix, car il s’agit d’un véritable exemplaire exclusif dans cette configuration.
Lu sur : https://auto.mail.ru/article/91257-lada-nova-redkij-avtomobil-iz-gollandii/
Adaptation VG