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Lada, marque automobile russe appartenant au constructeur AvtoVAZ, arrivée au Brésil dans les années 1990, est restée six ans sur le marché brésilien et y a rencontré un certain succès, principalement grâce à son faible prix et à sa facilité d’entretien.

Après la modification de la fiscalité sur les importations automobiles en 1995, sous le gouvernement d’Itamar Franco, mesure signée par le ministre des Finances de l’époque, Fernando Cardoso, la marque a été pénalisée par l’absence de production locale et a dû quitter le pays. En outre, le design de ses voitures était considéré comme « dépassé » pour l’époque, ce qui a quelque peu nui à leur popularité.

Elles n’en demeuraient pas moins bon marché - une Lada Laïka 2105 pouvait coûter 17,850 réais - et robustes. Au total, pendant les six années où la marque a été présente dans le pays, environ 70,000 exemplaires ont été vendus.

Peut-on encore trouver ces modèles aujourd’hui ? Est-il devenu plus difficile de posséder une Lada ? Dans cet article, l’iG revient sur l’histoire de l’une de ces voitures classiques qui bénéficient encore d’une certaine notoriété.

Antonio José Russo, mécanicien originaire d’Olimpia (Sao Paulo), possède une Lada 2104 depuis 20 ans. À l’époque, il avait choisi ce modèle parce qu’il était le moins cher parmi les différentes options disponibles. « C’était la voiture que je pouvais m’offrir à l’époque », explique le réparateur automobile.

Antonio n’a jamais vraiment su expliquer pourquoi le modèle avait disparu des concessions brésiliennes. « À l’époque où la voiture était à son apogée ici au Brésil, ce que j’avais appris, c’est que certains jetaient des conteneurs de pièces en pleine mer pour faire disparaître la voiture (...) On cherchait des pièces et on n’en trouvait pas ».

Malgré cet épisode supposé, il considère la Lada comme une voiture « très facile à entretenir », ce qui explique selon lui pourquoi elle était autant recherchée. Le mécanicien va même jusqu’à affirmer qu’aujourd’hui, trouver des pièces pour réparer ce modèle est plus facile qu’à l’époque où il circulait encore dans les rues.

Antonio estime toutefois qu’il peut aujourd’hui être difficile de préserver une voiture de ce type. « Il y a un détail au Brésil : les Brésiliens ne semblent pas prendre de leur voiture le soin qu’ils devraient », estime-t-il.

Lorsqu’on lui demande s’il échangerait sa 2104 contre une voiture moderne, Antonio répond que les nouveaux modèles Lada sont séduisants, mais qu’il ne ferait pas cet échange : « Je ne pense pas, parce qu’elle m’apporte de la sécurité. Avec tous les vols et toutes les agressions qu’il y a ici, notamment à Sao Paulo, ce n’est pas possible ».

La Lada 2104 est un break à cinq portes offrant un vaste espace intérieur. Elle est équipée d’un moteur 1,6 litre associé à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports, développant 74 ch et un couple de 118 Nm.

L’ingénieur mécanicien Thiago Pereira a lui aussi possédé une Lada Niva pendant 14 ans ; à l’époque, la décision d’acheter ce modèle lui semblait particulièrement avantageuse. Selon lui, « c’était le 4x4 que permettait [son] budget, un véhicule qui, malgré ses aptitudes en tout-terrain, pouvait circuler en ville et sur route avec un certain confort ».

Pour l’ingénieur mécanicien, le véhicule a été bien plus qu’un simple compagnon de route : « Elle a été mon école dans le monde de l’automobile et de la mécanique. Grâce à elle, j’ai pu apprendre tous les concepts et principes de fonctionnement d’un véhicule 4x4 ».

Bien qu’il ait beaucoup aimé sa Lada, Thiago a décidé de la vendre faute de place, mais affirme le regretter. Il explique que, notamment parce qu’il s’agit d’une voiture ancienne, il est difficile d’en trouver une sur le marché de l’occasion dans un état impeccable et ayant conservé son caractère d’origine. Il ajoute cependant qu’il existe de bonnes raisons d’acquérir aujourd’hui un modèle de ce type. « Il y a un important facteur nostalgique. Si j’en trouvais une bien conservée, dans son état d’origine et à un bon prix, cela en vaudrait la peine », ajoute-t-il.

La Lada Niva est considérée comme un véhicule de taille moyenne, réputé pour sa grande robustesse et sa transmission intégrale 4x4. Aujourd’hui, sa cote se situe autour de 22,000 réais. Le modèle est équipé d’un moteur essence 1,6 litre développant 73 ch et un couple de 118 Nm.

La Lada Niva continue d’évoluer sur le marché et a récemment reçu plusieurs nouveautés, dont 350 composants nouveaux ou modernisés, selon le constructeur lui-même. Sur le plan mécanique, la principale nouveauté est son nouveau moteur essence 1,8 litre à huit soupapes. Pour le constructeur, l’objectif est d’améliorer les performances du modèle aussi bien en ville que sur les parcours tout-terrain.

Le constructeur affirme également que la consommation de carburant a diminué de 3 à 30 %, selon les conditions d’utilisation. En outre, afin de s’adapter au nouveau moteur, les systèmes d’admission, d’échappement, de refroidissement et d’alimentation en carburant ont été redessinés.

D’autres nouveautés technologiques ont également été ajoutées à ce modèle et, comparées à celles de la version de 1991, elles sont beaucoup plus avancées, comme un système multimédia entièrement numérique.

Les Lada ne devraient pas revenir au Brésil dans un avenir prévisible, mais leur histoire dans le pays est loin d’être terminée. La passion pour les voitures classiques va bien au-delà de la modernité et de la facilité d’utilisation au quotidien, et les modèles russes sont la preuve que rien ne disparaît tant que la tradition perdure.

Lu sur : https://carros.ig.com.br/2026-07-31/lada-ainda-existe-conheca-a-historia-da-marca-no-brasil.html
Adaptation VG

Tag(s) : #Histoire, #Lada, #Brésil, #Export, #Témoignage